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Du confort pour Loeb

Sébastien Loeb

Sébastien Loeb - -

L’octuple champion du monde a été le plus rapide lors de cinq des six spéciales qui étaient au programme du Monte-Carl’ hier. Mais s’il a conforté sa place de leader, l’Alsacien se méfie encore des pièges qui seront tendus jusqu’à l’arrivée dimanche.

Il en viendrait presque à regretter la neige, les routes glissantes et les conditions infernales que peut offrir le Monte-Carl’. Dans l’Ardèche hier, Sébastien Loeb n’a pas retrouvé les pièges qui font la légende du rallye. Ils seront sûrement pour les prochains jours et surtout demain, avec le mythique passage nocturne au col de Turini. Mais l’Alsacien a pu profiter de cette journée plutôt calme au volant de sa Citroën DS3 pour s’offrir un matelas assez confortable en tête de cette première manche de la saison de WRC. Vainqueur de cinq des six spéciales au programme au lendemain de l’abandon de Jari-Matti Latvala (Ford Fiesta), l’octuple champion du monde a porté son avance à 1’37 sur son ex-coéquipier, l’Espagnol Dani Sordo (Mini). Le Norvégien Petter Solberg (Ford Fiesta) est troisième à 1’40.

« Ce n’était pas une promenade de santé mais une journée qui s’est bien passée, reconnait le Français après des pointes à 200 km/h sur les petites routes ardéchoises. Le terrain était moins « piégeux ». C’était des routes sur lesquelles je me sentais plus à l’aise. Comme tout allait bien, j’ai continué à attaquer toute la journée pour vraiment creuser l’écart, autant que possible. C’est le Monte-Carl’, on ne sait pas ce qui nous attend par la suite. Les conditions peuvent être délicates et on risque perdre du temps. » Alors autant se mettre à l’abri avant les trois spéciales (77,3 km) d’aujourd’hui, dont deux dans le Vercors. « S’il y a de la neige, il faudra choisir les bons pneus, craint Sébastien Loeb. Des gars vont partir en « soft », d’autres en clous. Ça peut faire parfois de gros écarts. On va gérer au mieux. »

Ogier en tonneaux

Gérer, ce n’est pas encore dans la nature de Sébastien Ogier. Brillant mercredi malgré le déficit de puissance de sa Skoda Fabia S2000, le Gapençais, qui roule à domicile ou presque, est parti en tonneaux à 5 km de l’arrivée de la dernière spéciale de la journée entre Lamastre et Alboussière. Dans une portion rapide, il a décollé après avoir pris un virage à la corde. S’ils n’ont pas été sérieusement blessés dans l’accident, lui et son copilote Julien Ingrassia, légèrement touché à un bras, sont quand même allés à l’hôpital hier soir pour passer des examens de contrôle. « Il ne va pas falloir qu’on attaque sur le même rythme pendant tout le rallye parce que ça risque d’être peut-être un peu trop », notait-il pourtant à la mi-journée. Le nouveau pilote Volkswagen testera la semaine prochaine la Polo qu’il conduira en 2013. Carlos Sainz, double champion du monde (1990, 1992) et conseiller de la marque allemande, ne manquera pas de lui glisser à l’oreille quelques conseils de prudence.