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Lavigne : « Boero connaissait parfaitement les risques »

Etienne Lavigne

Etienne Lavigne - -

Le directeur du Dakar ne cache pas son émotion après le décès du motard argentin Jorge Martinez Boero dimanche, à deux kilomètres de l’arrivée de la première spéciale. Il détaille l’impressionnant dispositif médical et sécuritaire autour du rallye raid.

Etienne, que ressentez-vous après le décès de Jorge Martinez Boero ?

Nous sommes véritablement tristes. Nous exprimons notre sincère affection à la famille de Jorge qu’on connaissait bien. C’était sa deuxième participation sur le Dakar. On l’avait rencontré à plusieurs reprises et c’était quelqu’un qui animait beaucoup la vie du plateau moto argentin.

Quels sont les éléments que vous avez en possession concernant cet accident ?

C’est une chute à deux kilomètres de l’arrivée qui a entrainé un arrêt cardiaque. Nous sommes très vite arrivés, puisque le premier hélicoptère est intervenu 5 minutes après l’accident. Les secours ont réussi à le réanimer une première fois, malheureusement il est décédé durant son transfert à l’hôpital de Mar del Plata.

Quels sont les moyens mis en place pour intervenir si rapidement ?

La base de la sécurité est la géolocalisation de l’ensemble des concurrents. Les pilotes peuvent nous appeler, et les équipements qui sont à bord du véhicule peuvent d’eux-mêmes nous signaler un problème. Il peut y avoir jusqu’à 6 hélicoptères médicalisés sur le Dakar. Nous avons une soixantaine de médecins urgentistes à nos côtés, plus le dispositif des forces de l’ordre locales qui compte près de 22 000 hommes mobilisés sur l’ensemble du parcours (Argentine, Chili et Pérou).

Les pilotes amateurs sont-ils suffisamment formés pour prendre le départ ?

Je rappelle que sur le Dakar ne vient pas qui veut. Il y a un dossier très sérieux qui porte sur l’obtention de la licence, puis sur l’aspect médical. Il faut que les pilotes aient déjà participé à d’autres compétitions du même type que le Dakar. Nous animons également des stages en Amérique du Sud et en Europe pour les sensibiliser aux risques de course. Concernant Jorge, il avait déjà participé à l’édition 2011 du Dakar, il connaissait parfaitement l’épreuve et ses risques.