RMC Sport

Lavigne : « Un enthousiasme phénoménal pour le Dakar »

Etienne Lavigne

Etienne Lavigne - -

Avant le grand départ de Mar del Plata ce dimanche, Etienne Lavigne livre ses impressions sur ce Dakar 2012. Avec trois pays traversés (Argentine, Chili et Pérou) et un tracé semé d’embuches, le directeur de l’épreuve estime que le mythique rallye-raid a trouvé sa nouvelle identité.

Etienne, était-ce important de pouvoir vous rapprocher de la population sud-américaine avec ce départ à Mar del Plata ?

C’est important de créer de la nouveauté et d’emmener les gens découvrir d’autres lieux, d’autres villes et d’autre pays, avec le Pérou pour la 1ère fois cette année. C’est une excitation pour nous d’emmener le Dakar là où les gens sont en vacances. Ici, c’est le ‘spot’ de l’Argentine, avec plusieurs millions de personnes qui profitent des plages. On va avoir du monde pour le podium demain et pour le 1er janvier.

Comment avez-vous préparé ce Dakar, qui s’annonce comme une édition particulièrement compliquée ?

Les premiers contacts avec le Pérou ont eu lieu fin 2010. Il a fallu un an et demi pour avoir l’opportunité de rentrer dans ce pays. C’est un gros travail de préparation, notamment sur le terrain, avec plus de 100 jours de reconnaissances pour faire le tracé. Cela demande beaucoup d’énergie et beaucoup de passion pour proposer chaque année un parcours différent.

Quels seront les moments-clés de ce rallye ?

Il y en aura beaucoup car il y aura des étapes très différentes en fonction des territoires que l’on va traverser. J’aime particulièrement les étapes qui vont se dérouler dans le Nord de l’Argentine, avec la fameuse étape de Fiambala (le 6 janvier, ndlr), qui va être absolument magique, très courte mais très difficile. Cela va être un véritable enfer au niveau de la chaleur, avec plus de 45 degrés. Et puis aussi les étapes du Chili et ce final au Pérou qui va pouvoir nous surprendre jusqu’au dernier jour, avec des étapes de dunes très techniques. Tout pourra se jouer sur cette dernière semaine.

Constatez-vous une montée en puissance pour cette quatrième édition en Amérique latine ?

C’est une terre où le Dakar se plaît, où il s’est bien implanté et épanoui. C’est vrai que nous avons des territoires d’expression fabuleux pour la course, avec aussi l’enthousiasme phénoménal du public et l’appui très fort des trois gouvernements pour nous aider. Et ça, c’est quelque chose de fabuleux. Aujourd’hui, le Dakar a une dimension sud-américaine très bien implantée, structurée et organisée. Il a rencontré un public enthousiaste, familial et populaire. Il y a une culture du sport mécanique extrêmement forte en Amérique du Sud.