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Le Dakar, une affaire de famille

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Jean-Philippe Basso et son fils Ronald ont pris le départ du Dakar 2010 à bord de leur Toyota. Une première pour ces Bordelais passionnés de courses automobiles.

A la plage, au ski ou au coin du feu. Il existe mille et une façons de passer les fêtes en famille. Les Basso eux ont choisi l’aventure. Jean-Philippe et son fils Ronald ont traversé l’Atlantique pour assouvir un de leurs vieux fantasmes : participer au Dakar. Depuis cinq jours, ils sillonnent ensemble les routes argentines au volant de leur Land Cruiser. Tels deux gamins, sourire aux lèvres et regard comblé. « C’est comme dans un rêve, s’émerveille Ronald. Ça fait très longtemps que j’y pensais. Je regardais souvent les images à la télévision et ça me donnait envie. Mon père a eu le déclic cette année. Il m’a dit : "On va le faire !" Alors on y est allé. »

Originaire de la région bordelaise, les Basso ne sont pas des débutants dans le milieu. A la tête d’un magasin de 4x4, Jean-Philippe est un adepte des circuits. Avec son fils, ils ont déjà participé à plusieurs courses d’endurance. Pour leur premier rallye-raid en commun, les rôles ont été clairement définis. Le père conduit et le fils l’assiste en tant que copilote. « Au départ, je n’étais pas forcément enchanté car c’est toujours mieux d’être pilote, explique Ronald. Mais finalement, ça se passe très bien. Je m’éclate presque autant. » Au-delà de la compétition, les deux hommes apprennent à cohabiter dans l’étroitesse d’un cockpit. « Ma femme et mes filles disent que ça va se terminer à coups de pelle, s’amuse Jean-Philippe. Pour l’instant ça va. Après il y a toujours des tentions. Quand on se plante, on se fait des reproches l’un l’autre. Mais rien de bien méchant. »

C’est dans cette bonne ambiance que les Basso entendent aborder la cinquième étape du parcours prévue ce mercredi. Un périple de 670 km à travers le désert d’Atacama, au Chili. Une terre desséchée qu’ils connaissent parfaitement. « Il y a dix ans, j’ai eu l’opportunité, avec un ami argentin, de participer à la création d’une carrière de pierre dans le désert d’Atacama, raconte Jean-Philippe. Depuis, elle n’a cessé de fonctionner. Du coup, je viens m’amuser dans le coin de temps en temps. C’est aussi pour ça que je me suis lancé cette année. On va passer à trente kilomètres de la carrière. Je ne pouvais pas rater ça. »
Actuellement 55e du classement, leur Toyota pointe à bonne distance des leaders. Mais pour les Basso, l’essentiel est ailleurs. « On espère surtout finir la course, lâche Ronald. Après si on peut être dans les trente premiers : ça serait magnifique. »

A.J. avec J.R. (RMC Sport)