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Les raisons d’un abandon

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Sébastien Loeb et l’équipe Citroën ont préféré abandonner en Suède afin de conserver toutes leurs chances dans trois semaines au Mexique. Explications.

Sébastien Loeb et Daniel Elena ont abandonné samedi après-midi lors de la 13e spéciale du rallye de Suède. C’est une contre-performance pour les quadruples champions du monde qui repartent du grand nord avec zéro point. Après leur succès au Monte-Carlo en ouverture de saison, la paire franco-monégasque va devoir, à l’image de l’an passé, cravacher pour recoller au nouveau leader Mikko Hirvonen.

Mais dans son malheur, Sébastien Loeb a préféré préserver toutes ses chances pour la prochaine manche de championnat, qui se déroulera à la fin du mois sur la terre mexicaine. Vainqueur des deux précédentes éditions, l’Alsacien s’y sent traditionnellement bien et il ira une nouvelle fois pour la gagne.

Le règlement prévoit un moteur pour trois courses. Une mesure qui concerne également les châssis et les boîtes de vitesses, dans le but de réduire les coûts de participation au championnat WRC pour les équipes.

Si Loeb et le Team Citroën, qui estimaient que le moteur était fragilisé par l’accident de vendredi, avaient décidé de changer le moteur après avoir été au terme du rallye de Suède, le pilote de la marque aux chevrons aurait abordé l’épreuve mexicaine avec les cinq minutes de pénalité que prévoit la réglementation.

Sachant qu’avec son retard samedi matin, Loeb aurait eu bien du mal à rentrer dans les points, le calcul a été vite fait : la Suède sacrifiée, priorité au Mexique.

Dans l’après-midi, Citroën a donc retiré son pilote de la neige d’Hagfors avec l’assurance qu’il ne soit pas pénalisé dans trois semaines, puisque le règlement ne prévoit aucun malus en cas de changement de moteur après abandon.

Impériaux à Monte-Carlo, défaits en Suède, Sébastien Loeb et Daniel Elena aborderont le Mexique avec la rage de revenir sur les nouveaux leaders au général, la paire finlandaise Hirvonen-Lehtinen.

Pour le plus grand plaisir du néo-retraité Marcus Gronhölm, le championnat 2008 n’est pas plié.

La rédaction - Louis Chenaille