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Loeb jette l'éponge

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Contraint à l'arrêt en raison d'une panne mécanique dans la 3e spéciale du rallye d'Alsace, Sébastien Loeb a finalement abandonné en ce vendredi après-midi. Un coup dur qui pourrait relancer le championnat du monde des pilotes.

Il faisait beau et chaud. L’asphalte était sèche et accrocheuse. Sébastien Loeb caracolait déjà en tête du rallye d’Alsace et tout portait à croire qu’une fois encore, le régional de l’étape allait flamber sur ses terres natales. Mais à peine le festival avait-il débuté que déjà, dès la 3e spéciale, le septuple champion du monde dut se résoudre à mettre le clignotant à gauche. La morte dans l’âme, et la colère en bandoulière.
« Ce qui s’est passé, c’est simple, explique le pilote Citroën. J’ai eu un voyant « alerte pression d’huile » qui s’est allumé. Dans le doute, on a appelé la radio pour demander quoi faire… Mais on savait bien ce qu’il fallait faire dans ces cas-là, donc on s’est arrêtés, voilà… Sur le moment, on a du mal à y croire parce que c’est vrai qu’on n’est pas habitués à ça. La voiture a plutôt bien marché, on n’a jamais eu de problèmes mécaniques cette année (la dernière panne de ce type remonte à 2004, Ndlr). »
Si l’an passé, Loeb avait été sacré champion du monde pour la septième fois lors de ce même rallye qui occupe une place à part dans son cœur, cette année, l’issue aura donc été toute autre. Cruelle et sans alternative possible. Un temps espérée, la réparation qui lui aurait permis de repartir pour l’honneur, ce samedi, en SupeRallye, n’était même pas envisageable. Dur, très dur à digérer. « On peut toujours avoir le doute que ce ne soit pas totalement cassé, poursuit l’homme aux 66 succès. Mais comme on n’a pas le droit de changer le moteur en SuperRallye, l’affaire était classée »

Quesnel : « Loeb reste notre favori »

Prophète en son pays, accueilli comme un roi et fêté en héros, Loeb accusait le coup après ce premier abandon de la saison. « C’est sûr que s’il y a un endroit où je n’avais pas envie que le moteur casse, c’est bien là. En plus, ça se présentait plutôt bien : il faisait beau, les routes étaient sèches, on était en tête. Tout s’annonçait plutôt bien et ça a fini plutôt mal… »
Les affaires de Loeb pourraient même finir très mal si, à l’issue de ce week-end, Mikko Hirvonen et Sébastien Ogier, les deux poursuivants directs de l’Alsacien au classement mondial des pilotes (196 points pour le Français contre 181 et 167 points pour ses deux dauphins) réalisaient le plein de points. Mais à l’issue de cette 1ère journée à rebondissements, c’est Dani Sordo qui occupait la tête provisoire du rallye, Ogier pointant à la 3e place (à 2’’8) et Hirvonen seulement à la 6e (à 1’20). « Pour l’instant, mon problème est de battre les Ford, pas de savoir qui se bat chez Citroën, estime Olivier Quesnel, le patron de Citroën Racing. C’est très clair, si le classement reste en l’état, il y aura un resserrement au général. Mais pour nous, Sébastien Loeb reste notre favori. »