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Loeb marque (déjà) son territoire

Sébastien Loeb

Sébastien Loeb - -

L’octuple champion du monde a pris la tête du rallye de Monte-Carlo dès la première journée, mercredi. Avec l’abandon sur accident de son principal adversaire Jari-Matti Latvala (Ford), on voit mal qui pourrait contrarier les plans de Sébastien Loeb (Citroën DS3 WRC) lors de cette première manche de la saison.

Pour son retour après trois longues années d’absence, le rallye de Monte-Carlo ne pouvait pas rêver d’un leader plus légitime. Sur les sinueuses routes ardéchoises, l’octuple champion du monde Sébastien Loeb (Citroën DS3) a remporté trois des quatre spéciales disputées ce mercredi pour prendre la tête du général à l’issue de la première journée. « Aujourd’hui, c’était quatre épreuves très dures à gérer, glisse celui qui va tenter de conquérir un neuvième sacre en championnat du monde. Il y avait environ 10 km de neige dans certaines spéciales. En plus, ce matin, on a fait une erreur de choix dans les pneus. Du coup, on a perdu très gros. Mais dans l’après-midi, c’était l’inverse. Avant son accident, on était parti pour reprendre beaucoup de temps à Latvala. »

Loeb : « C’est loin d’être fini »

En véritable carnassier, l’Alsacien n’a pas laissé passer l’aubaine. Résultat : une minute et quatre secondes d’avance sur son ancien coéquipier espagnol Dani Sordo (Mini John Cooper Works), pour celui qui s’est déjà imposé à cinq reprises en Principauté. « Oui, on a une minute d’avance mais ça reste "Monte-Carl’", prévient Loeb. Il reste quatre jours de course. C’est loin d’être fini. Ici c’est très difficile de rester sur la route. A tous les virages, il y a des changements d’adhérence ». « C’est très piégeux, confirme François Delecour, vainqueur de l’épreuve en 1994. A tout instant, la course peut s’arrêter. Ça roule avec le couteau sous la gorge. Dans tous les virages, il faut vraiment se jeter. Sinon… ».

Sans le Finlandais Jari-Matti Latvala (Ford Fiesta RS), parti en tonneau dans la dernière spéciale de mercredi, et avec la concurrence repoussée à plus d’une minute, le natif d’Haguenau peut voir venir. Et ce même si la performance de son ancien coéquipier Sébastien Ogier au volant d'une Skoda classée dans une catégorie inférieure au WRC a de quoi inquiéter. Avec six spéciales au programme ce jeudi, le Gapençais de naissance devra confirmer. « Demain, c’est une autre grosse journée, lance Loeb. A nous de ne pas faire d’erreur pour être dans des bonnes conditions pour gagner ». Mais rien n’est figé. Car jusqu’au bout le tracé de ce 80e Monte-Carlo pourrait réserve des surprises.