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Une journée pour souffler

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Avant d’attaquer la seconde semaine de l’épreuve, organismes et véhicules ont pu souffler dimanche lors de la journée de repos. Une pause salvatrice après sept jours de course plus difficiles que prévu.

Un drame pour commencer

A mi-course, c’est déjà l’heure d’un premier bilan. Et c’est à l’unanimité que le bivouac juge cette première semaine comme la plus éprouvante depuis que l’épreuve a migré en Amérique du Sud. Le premier coup dur est arrivé très vite, dès la première étape, avec la mort de Jorge Boero, un pilote argentin de 38 ans. Une chute dans une ligne droite, à vitesse raisonnable. Pilotes comme organisateurs, rompus à la difficulté de gérer ce genre de situation, ont préféré tourner la page au plus vite. Jorge Boero est le 21e concurrent à perdre la vie sur la piste du Dakar depuis sa première édition en 1979, le deuxième en Argentine après le décès de Patrick Terry en 2009.

Un tracé très éprouvant

Un autre thème fait l’unanimité : la difficulté du tracé, renforcée par des conditions atmosphériques détestables. « Ce fut une semaine plus difficile que prévu c’est vrai, avec des pistes ravinées par les pluies qui ont précédé notre arrivée et de grosses chaleurs », admet David Castera, le directeur sportif de la course. Des chaleurs écrasantes ont d’abord accablé les concurrents, à l’image du pilote français Sébastien Coué, victime d’un grave cas d’hyperthermie. Des trombes d’eau ont raccourci la 5e étape, la neige a annulé la sixième… David Castera assure que le plus dur est passé : « Maintenant, ce sont de longues étapes mais moins difficiles. Mais il y a encore beaucoup de dunes et le Pérou, bien corsé », sourit-il. On dénombre déjà quatre-vingt-treize abandons.

Des favoris au rendez-vous

Côté course, les deux favoris que sont Stéphane Peterhansel en auto et Cyril Despres en moto sont bien au rendez-vous. Mais eux comme les amateurs du fond de classement ont goûté avec bonheur à la journée de repos ce dimanche. « Ça va faire du bien, souffle Despres. Un bon repas, une bonne nuit… » Il compte 7’48’’ d’avance sur son rival, l’Espagnol Marco Coma, un autre pilote KTM. La course auto est, elle, dominée par les Mini de Stéphane Peterhansel et du Polonais Holowczyc, à 11’22’’. « Mon objectif était de ne pas aller à la faute, d’endommager la voiture. Je suis un peu sur la retenue pour l’instant. Ce n’est pas facile de faire des écarts dans ces conditions », raconte le Français. Il vise un dixième succès dans l’épreuve, qui serait aussi son premier depuis 2007 et sur ces terres sud-américaines.