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Un étudiant dans la course

24 Heures du Mans

24 Heures du Mans - -

Etre étudiant et piloter une voiture pour les 24 Heures du Mans, c’est possible ! Le Belge Nicolas De Crem, 20 ans, étudie la mécatronique à l'Université de Liège et s'aligne, cette année, au volant d'une Oak-Pescarolo-BMW.

Nicolas De Crem n’est pas un étudiant comme les autres. Alors que ses camarades de classe s’échinent sur leur copie d’examen, lui est au Mans en tant que pilote d’écurie. Cette expérience est même une grande première pour le jeune Belge, qui découvre l’univers de la mythique compétition sarthoise. « D’habitude, à cette époque, je suis en examen », sourit celui qui est tombé dans la course automobile dès son plus jeune âge. « C’est mon père qui m’a initié, glisse-t-il. J’avais un circuit de karting juste à côte de chez moi et j’adorais y aller. En plus, j’ai tout de suite eu une bonne pointe de vitesse. »

Le talent et le travail ont fait le reste. A tel point que l’écurie OAK Racing lui a confié, cette année, l’une de ses LMP2 pour les 24 Heures du Mans. L’enfant de Floreffe, un village proche de Namur, partagera le volant de la Oak-Pescarolo-BMW n°49 avec le Japonais Shinji Nakano et le Tchèque Jan Charouz.

Evidemment, pour assouvir son rêve, il a également dû partir à la chasse aux billets. « En fait, pour courir, je dois trouver des sponsors, souligne-t-il. Je suis aidé par mon manager et mon père car, avec mes études, je n’ai pas beaucoup le temps de m’occuper de tout ça. »

Il révise dans le paddock !

Preuve de sa passion sans limite pour le sport automobile, De Crem suit des cours de 2e année en mécatronique, une discipline qui étudie les mécaniques de fluides et de la thermodynamique. « Cela me permet de comprendre comment ma voiture marche et de ne pas seulement mettre les pieds dedans pour la conduire. » Des études qu’il prend très à cœur, malgré son succès grandissant sur les circuits. Au point de ne pas les oublier, même pendant les préparatifs des 24 Heures du Mans. « J’ai demandé à mes professeurs de déplacer certains examens à mardi et mercredi prochain. »

Reste que réviser dans le vrombissement des moteurs n’a rien de simple. « J’essaye, mais avec toute l’agitation qu’il y a, c’est un peu dur, concède le jeune homme. Pour la course je vise la plus haute marche du podium, mais pour les examens de la semaine prochaine, cela sera peut-être plus compliqué… »