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Batum : « On peut battre tout le monde »

Nicolas Batum

Nicolas Batum - -

Alors que la France s’est inclinée pour la huitième fois de rang contre l’Espagne lundi soir (84-85), Nicolas Batum préfère retenir le positif et aborde l’Euro slovène (du 4 au 22 septembre) avec confiance et détermination.

Nicolas, comment analysez-vous votre prestation sur cette rencontre ?

Je pense que le match d’hier est en grande partie perdu à cause de moi. J’étais en train de porter le truc (13 points dans le premier quart, ndlr), et je suis sorti du match tout seul (il prend une quatrième faute très évitable), ça a pesé dans la suite. Le coach (Vincent Collet) a été obligé de me sortir. On en a parlé sur le banc avec Vincent. J’ai pris conscience du truc, et je suis revenu un peu trop tard. Mais c’est mieux que ça arrive en préparation. Je ne ferai pas la même erreur en compétition.

On sent quand même que vous avez de plus en plus de responsabilités dans le groupe.

C’est sûr, j’interviens plus, je prends plus les choses en main. Hier soir, on n’était pas dedans du tout en début de partie. Je sentais que Tony (Parker) n’était pas encore dans son match, que Boris (Diaw) faisait quelques fautes, alors j’ai juste pris la balle et j’ai essayé de débloquer la situation. Sinon, on était à moins 20 à la mi-temps… C’est ce que je dois faire maintenant pour cette équipe.

Cet Euro est-il celui de la confirmation pour vous ?

En quelque sorte, oui. De la confirmation, de la maturité, et il va me permettre de me jauger par rapport au top niveau européen.

« On est un gros outsider »

Il y a pas mal de grands absents, notamment dans les rangs espagnols. Considérez-vous que c

Il y a un coup à jouer, mais il y a beaucoup d’équipes qui sont très fortes. En Grèce, en Lituanie, en Turquie, il n’y a quasiment pas d’absents. L’Espagne aussi reste très forte. La Slovénie, à domicile, c’est fort aussi. Ça va être très relevé et très ouvert, mais on a un truc à jouer. On le sait, on connaît nos forces, et on va tout faire pour.

Êtes-vous parmi les favoris ?

On est un gros outsider, pas un favori. Il y a quatre favoris : la Grèce, la Lituanie, la Turquie et l’Espagne. Et je ne dis pas ça pour nous enlever de la pression, c’est réaliste, c’est tout. C’est la vérité. Même si on sait qu’on peut battre tout le monde, et on n’a peur de personne.

Cette défaite sur le fil contre l

Les deux. On en a marre de perdre tout le temps contre la même équipe en étant si proches à chaque fois, mais c’est encourageant parce qu’on fait de belles choses. Il y a deux semaines, contre la Grèce, on était littéralement minables. Là on montre beaucoup de réaction contre une grosse équipe d’Espagne, donc on verra.

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Recueillis par Nicolas Jamain