RMC Sport

Diaw : « On est un peu le Petit Poucet… »

-

- - -

Impressionnant mercredi soir face aux Russes (69-64), l’ailier fort des Charlotte Bobcats évoque le 2e tour de l’Eurobasket et refuse le statut de favori pour l’équipe de France.

Boris, vous débutez demain le 2e tour de l’Euro face à la Macédoine. Qu’est-ce que cette équipe vous inspire ?
C’est une équipe qui ne cesse de progresser. On l’a vu ces dernières années. Il y a désormais de nombreux joueurs macédoniens qui évoluent en Europe. Alors méfiance…

En cas de victoire, vous seriez déjà qualifiés pour les quarts de finale. Quels seraient les avantages de cette situation ?
Le plus dur sera fait. Le but aujourd’hui, c’est d’abord la qualif’ pour les quarts de finale et ensuite être le mieux placé possible.

La France sera-t-elle favorite face à la Macédoine ?
Je ne pense pas. On est la dernière équipe qualifiée. On est un peu le petit Poucet de cet Euro.

Un petit mot sur Florent Piétrus. Vous avez deux profils différents mais finalement cela fonctionne très bien entre vous…
J’ai joué trois ans avec lui à Pau-Orthez. On est arrivé en équipe de France en même temps. Parfois, on joue tous les deux à l’intérieur. On ne sait pas qui est quatre, qui est cinq. Ce sont des affinités, des réflexes qui nous aident sur le terrain.

Il dit être un peu frustré de son rôle. L’Euro semble difficile pour lui…
Je le comprends. C’est difficile de voir tout le monde mettre des paniers et d’être au rebond. Mais l’essentiel, c’est de gagner des matches.

C’est un peu lui qui fait le sale boulot…
(Il coupe) Il fait du bon boulot. Il est fantastique. Sans Florent, on n’est pas là aujourd’hui. C’est un des leaders de cette équipe de France. Maintenant, dans la tête, il faut rester concentré pour pouvoir gagner nos matches.

Rester concentré dans la tête… Votre principal adversaire, c’est vous ?
C’est nous et les autres aussi. Il y a quand même pas mal de belles équipes en face. Il ne faut pas croire qu’à chaque fois qu’on perd un match, c’est parce qu’on a mal joué. Maintenant, si on y est physiquement et mentalement, on n’aura rien à se reprocher.

Vous avez plus de certitudes désormais sur le jeu et sur le potentiel de cette équipe de France ?
Je ne pense pas. C’est un Euro très serré. On a vu beaucoup de nations perdre contre des équipes réputées plus faibles. On sait qu’on peut gagner et perdre contre n’importe qui.

Vincent Collet expliquait après le match contre la Russie que l’équipe vous avait plus cherché. Comment se passe cet Euro pour vous ?
Ça se passe bien. Tout le monde ne peut pas mettre des points, faire différentes choses sur le terrain. Ça varie de matches en matches suivant la fatigue et la forme des uns et des autres.

Nicolas Batum disait justement qu’il était fatigué, que l’Euro était un vrai marathon. Le rythme, avec neuf matches en treize jours, doit vous changer de celui qui est le vôtre en NBA, non ?
Un petit peu. On a souvent deux matches d’affilée en NBA, on en a rarement trois. Sur les jambes et dans la tête, c’est lourd. Mais cela a un impact sur toutes les équipes. Celles qui sont les plus fortes mentalement répondent présentes jusqu’au bout.

La rédaction - François Giuseppi