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Diot : « La concurrence est très saine »

Antoine Diot

Antoine Diot - -

Invité de l’Intégrale Sport sur RMC, Antoine Diot fait le point sur la préparation de l’équipe de France en vue de l’Euro (4-22 septembre en Slovénie). Longtemps handicapé par des problèmes de dos, le futur meneur de Strasbourg espère bien être de la partie.

Antoine, la victoire en Allemagne (89-84) a-t-elle permis d’engranger encore plus de confiance ?

Oui, on a fait 25 minutes très sérieuses. On s’est relâché un peu lors du dernier quart d’heure mais ça nous montre le niveau qu’on doit encore atteindre pour être stable pendant 40 minutes. Les Allemands avaient une sélection très jeune mais très talentueuse, donc ça nous montre qu’il faudra se méfier de toutes les équipes dans ce championnat d’Europe.

L’enchaînement des matchs amicaux ne nuit-il pas à la préparation ?

Non, c’est très important, ça met un peu en configuration championnat d’Europe avec pratiquement huit matches en une douzaine de jours. C’est très important d’enchaîner les rencontres pendant cette préparation et ce qui va être intéressant, c’est qu’on va monter crescendo dans le niveau des équipes qu’on va jouer. Je pense que finir le tournoi de Strasbourg par la Grèce (11 août), qui est pour moi l’une des meilleures équipes européennes, est très important. On va avoir deux confrontations contre l’Espagne (23 et 26 août). Ça va nous permettre de nous jauger, de voir ce qu’il faudra travailler pour être prêt le jour J.

L’absence de Tony Parker face à l’Allemagne vous a-t-elle permis de vous mettre plus en valeur ?

Le fait que Tony ne soit pas là nous a permis, nous les meneurs, de nous exprimer un peu plus. Je pense que ça va être le cas durant toute la préparation car le coach (Vincent Collet) l’a dit, il faut ménager un peu Tony. On sait qu’au championnat d’Europe il va certainement jouer 30 ou 35 minutes par match. A nous d’engranger de l’expérience, de montrer ce qu’on sait faire. Les points ne sont pas forcément le plus important pour nous. A mon goût, mettre une grosse pression défensive est une clé essentielle pour être pris dans l’équipe. On essaie de faire jouer l’équipe et de jouer notre jeu.

« La blessure est derrière moi »

Entre Thomas Heurtel, Leo Westermann et vous, pour seulement une place dans le groupe, la concurrence est rude au poste de meneur…

C’est exactement ça donc à nous de montrer le meilleur de nous-mêmes. Après ce sera à Vincent (Collet) de faire ses choix, de voir qui est le plus complémentaire avec qui. Ça sera la plus grande question. A nous de se servir des matches de préparation pour se montrer sous notre meilleur jour. On vit très bien cette concurrence car elle est très saine. On fait notre petit bout de chemin et tout se passe très bien. Avant d’être des concurrents, Leo et Thomas sont des amis. Plus il y aura de concurrence, plus l’équipe de France sera forte.

Vos soucis au dos étant oubliés, êtes-vous plus motivé que jamais pour disputer cet Euro ?

Cette blessure au dos m’a gâché la vie pendant quelques années. Je suis donc très content de retrouver le maillot bleu. J’ai vraiment envie de me donner à fond pour être dans la sélection finale. Il n’y a que moi qui ai les cartes en mains. Je vais donner mon maximum, la blessure est derrière moi.

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Propos recueillis par RMC Sport