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Dumerc : « Ce serait magique »

Céline Dumerc et Sandrine Gruda

Céline Dumerc et Sandrine Gruda - -

Capitaine de l’équipe de France de basket, Céline Dumerc est prête à affronter l’Espagne en finale de l’Euro ce dimanche (20h). La joueuse de Bourges espère prendre sa revanche par rapport à 2010. Et les Braqueuses veulent gagner à domicile. Tout simplement.

Céline Dumerc, ressentez-vous un peu de fatigue avant la finale ce dimanche face à l’Espagne ?

Un petit peu, oui. Il y a tellement d’émotions qui nous submergent depuis deux jours. Nous avons enchainé coup sur coup un quart de finale (jeudi) et une demi-finale (vendredi). Nous sommes bien contentes d’avoir une journée de repos ce samedi pour recharger les batteries avant d’affronter l’Espagne en finale demain (dimanche).

Les émotions montent-elle crescendo avant, peut-être, l’apothéose ?

Effectivement. Même si, depuis le début de la compétition, nous avions à cœur d’atteindre la finale, notre objectif est toujours d’être championnes d’Europe. Le fait d’avoir bataillé pour en arriver là décuple nos forces. Le fait qu’Edwige Lawson-Wade et Emmeline Ndongue arrêtent va rajouter beaucoup d’émotions à cette finale. On va se battre pour elles. Ce serait magique de la gagner.

Comment réagissez-vous à la ferveur du public autour de vous ?

Nous sommes à la maison et nous communions avec notre public. A domicile, tu profites et tu partages avec tous les supporters. Les gens nous ont suivies. Nous sommes émerveillées par la présence du public. Les salles sont pleines. Nous avons envie de partager de grands moments avec eux car ils sont venus nous encourager. Nous essayons de produire du beau spectacle pour eux. On ne s’en lasse pas.

Que pensez-vous de cette équipe d’Espagne ?

C’est un jeu atypique et une équipe qui va vite. Les filles sont pleines de fougue et jouent sur l’adrénaline. Il va falloir qu’on contrôle cette équipe et ne pas les laisser prendre feu. En match de préparation (67-56), nous avions bien joué en première mi-temps mais en seconde période, elles nous ont mises le feu. Elles se sont enflammées. Quand l’Espagne n’a pas le ballon dans les mains, c’est beaucoup plus facile pour nous de ne pas prendre des paniers. Il faut contrôler ce tempo qui risque d’être élevé pour nous.

Au championnat du monde 2010, vous aviez perdu en quarts de finale face aux Espagnoles. Ce souvenir est-il toujours dans vos têtes ?

Ce sera différent ce dimanche puisque les Espagnoles n’ont pas la même équipe. Nous avions nous aussi une autre équipe. Mais elles ont des nouvelles joueuses de très grande qualité. Je pense que c’est grâce à elles, qu’elles arrivent à accrocher cette finale de l’Euro. J’espère que la finalité sera différente.

L’équipe de France dégage une sorte de force tranquille…

J’espère. Nous avons l’expérience et la maturité. Nous avons aussi un coach (Pierre Vincent, ndlr) qui saura nous donner la clé si, tout doucement, nous commençons à sombrer. J’espère qu’on va avoir encore 40 minutes de solidarité pour essayer d’arracher cette place sur la plus haute marche du podium. L’ambiance est extraordinaire entre nous. Pour encore parler des « Braqueuses », il faut que l’on décroche la médaille d’or. Ce serait une déception si on perd.

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Propos recueillis par RM et FGi