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Dumerc : « Tu te dis que c’est fini et puis… »

Céline Dumerc

Céline Dumerc - -

Meilleure marqueuse des Bleues et grande actrice du succès des siennes face à la Suède jeudi soir (87-83), Céline Dumerc avoue avoir souffert durant ce quart de finale. La capitaine des Braqueuses a même longtemps cru que le parcours de la France dans cet Euro allait s’arrêter.

Céline Dumerc, avec 17 points, 3 passes décisives et 2 rebonds, vous avez été la grande artisane du succès de la France face à la Suède (87-83). Surtout en fin de match…

Non, c'est l'équipe qui a été la grande artisane. Il reste surtout 15 minutes quand j'ai quatre fautes... C'est dur, c'est long, mais j'ai confiance en mon équipe. Après, il y a plein de choses qui se passent dans ma tête, mais je fais abstraction de tout. C'est ça le basket de haute compétition. On nous disait pas très adroites et on a su élever notre niveau de jeu. Maintenant, cela ne rentre pas tous les jours, c'est la beauté du sport... D'un côté, ce match est frustrant parce qu'on se dit qu'on aurait dû gagner plus facilement, mais d'un autre on se dit qu'on a eu de la chance de gagner.

Comment avez-vous vécu cette rencontre ?

Ça a été un match horrible, horrible… Insupportable. On est tombées sur une grande équipe de Suède qui a mis beaucoup de paniers venus de nulle part. On est censées être une équipe qui défend… Je ne pense pas qu’on ait fait beaucoup d’erreurs défensives. Je pense qu’elles ont vraiment fait un match d’attaque incroyable. Le public était contre elle, elles n’avaient rien à perdre, tout à gagner, alors elles étaient libérées. Il y a eu des paniers incroyables.

« On n’est pas les plus belles du monde »

Vous avez longtemps été sous la menace d’une élimination…

Ça a été dur. C’était la première fois qu’on était mises en difficulté, qu’on était menées au score. Et là tu te dis : 'c’est fini, ça va se finir, ça va se finir'... Et puis il y a une énergie qui te prend, tu ne sais pas d’où ça vient et tu arrives à accrocher ce match. C’est incroyable.

Ce quart de finale vous met véritablement dans le bain de la compétition désormais…

On est dans le dur. On garde notre surnom des Braqueuses. On n’avait pas envie de s’en débarrasser. C’est la compétition, on sait que si on veut aller au bout, on ne va pas gagner nos matches de 30 points. On n’est pas les plus belles du monde. Il y a des équipes en face qui ont de la valeur. On a beau dire que le championnat d’Europe est un peu moins fort, mais non, on a montré qu’il n’était pas moins fort. La Suède a prouvé qu'elle était un grand pays de basket.

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Propos recueillis par Rodolphe Massé, à Orchies