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Equipe de France : la parole aux jeunes

Leo Westermann avec les U20 en 2012

Leo Westermann avec les U20 en 2012 - -

Derrière les stars Parker, Diaw ou encore Batum, de nouveaux noms tenteront de s’illustrer ce vendredi, à l’occasion d’un match amical contre la Finlande (20h30). Sept jeunes Bleus dont l’objectif est déjà clair : figurer parmi les douze joueurs retenus pour le prochain Euro.

L’équipe de France de basket entame sa mue. A l’occasion du stage de préparation en vue de l’Euro 2013 en Slovénie (4-22 septembre), les supporters auront l’occasion d’apercevoir de nouvelles têtes pas encore connues du grand public, ce vendredi (20h30), à Pau, contre la Finlande. Fournier, Lauvergne, Westermann ou encore Tillie vont ainsi cohabiter avec des joueurs majeurs. Que ce soit l’emblématique Tony Parker ou les cadres Boris Diaw, Florent Piétrus et Nicolas Batum, les nouveaux petits poucets seront confrontés à l’exigence du haut niveau international. Un premier amalgame de joueurs chevronnés et de jeunes talents que Batum accueille avec enthousiasme. « C’est un mélange de trois générations. Celle de 1982-1983, celle de 1988-89 et la celle de 1991-92. Ces trois générations sont enfin réunies donc on espère que ça fera quelque chose de bien. »

Du côté des petits nouveaux, ce match amical face à la Finlande est l’opportunité idéale d’engranger un maximum d’expérience. Et de titiller, aussi, les anciens. « Dès le début de la préparation, les entraînements ont été plus intenses que les années précédentes car nous avons cette envie de gagner notre place. Il y a beaucoup d’intensité et les anciens se mettent au niveau en voulant montrer qu’ils sont toujours là-haut. C’est une concurrence très saine pour l’équipe de France et ça ne peut que la rendre meilleure », a souligné le fougueux mais ambitieux Léo Westermann, meneur du Partizan Belgrade.

Pas là pour faire de la figuration

A l’instar du discours de Westermann, ils sont six autres à faire de ce stage de préparation un tremplin non négligeable. Car la chance de pouvoir s’implanter durablement chez les Bleus est bien réelle. Le sélectionneur tricolore, Vincent Collet, est, en effet, confronté à des absences majeurs (Joakim Noah, Kévin Séraphin, Ian Mahinmi, Ali Traoré, Ludovic Vaty, Ronny Turiaf et Rudy Gobert) et a dû effectuer une refonte de l’effectif. Mais cette génération de joueurs nés entre 1989 et 1992 a-t-elle l’étoffe de se confronter aux joutes européennes ?

Durant le dernier championnat d’Europe en 2011, la France avait terminé deuxième après s’être inclinée contre l’Espagne. Les sept jeunes ont, en tout cas, quelques arguments à faire valoir. Les anciens Espoirs ont décroché la médaille d’or à l’Euro 2010, le bronze en 2011 et enfin l’argent l’année dernière. De quoi faciliter leur intégration dans un groupe où les places seront chères. « On est vice-champions quand même, donc on a un statut à assumer… », souligne Nicolas Batum. Un statut que les jeunes s’efforceront de rappeler dès ce vendredi, à Pau.

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