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Euro : « Braqueuses » et ambitieuses

Edwige Lawson-Wade

Edwige Lawson-Wade - -

L’équipe de France entame ce samedi face à la Lettonie (21h) un Euro à domicile dont elle part grande favorite. Après leur médaille d’argent olympique, les « Braqueuses » ne se cachent pas et ont bien l’intention d’assumer leur statut.

Aux Jeux Olympiques de Londres, le casse du siècle n’était pas loin. Mais le coffre-fort, tenu par d’infranchissables américaines, n’avait pas cédé. Lors de l’Euro qui commence ce samedi en France, les « Braqueuses » comptent faire honneur à leur réputation jusqu’au bout. Et la mission n’est pas impossible. Loin de là. Fortes de leur médaille d’argent olympique décrochée avec brio, les Bleues débarquent avec l’étiquette de favorites dans le dos. Une pancarte, même. Mais qui ne semble pas gêner plus que cela Pierre Vincent.

« La pression, on l’a depuis le 15 août 2012. Tout le monde nous positionne comme le favori. C’est comme ça, je ne vais pas me battre contre ça, explique le sélectionneur français. On a une bonne équipe, on joue chez nous, donc forcément on fait partie des favoris. On va essayer de ramener une médaille, et la plus belle. » Victorieuse en 2009, troisième en 2011, la France a une occasion en or de retrouver la plus haute marche du podium lors de « son » Euro. La préparation, bouclée avec neuf victoires en neuf rencontres et seulement 47,1 points encaissés par match en moyenne, entretient les certitudes.

Lawson-Wade : « Un peu plus de pression que d’habitude »

Entrées dans le cœur des Français l’été dernier, les Bleues devront toutefois composer avec une attente sans précédent pour une sélection féminine. Les 5 000 places de l’Arena Loire de Trélazé (Maine-et-Loire) ont toutes déjà trouvé preneurs pour les trois matchs du 1er tour (Lettonie, Serbie, Grande-Bretagne). « Il y a un effet JO, on est sollicitées, suivies. L’effet JO peut avoir deux effets mais j’espère qu’on aura le bon, souffle Edwige Lawson-Wade, championne d’Europe en 2001, déjà à domicile. Il y a un peu de pression car j’ai l’impression que si on n’est pas championnes d’Europe, on aura fait une mauvaise compétition car tout le monde nous attend. Il y a un peu plus de pression que d’habitude. »

Pour succéder à la Russie au palmarès, les Bleues peuvent compter sur l’ossature de l’équipe de Londres. A commencer par Céline Dumerc. En feu lors des JO, la capitaine française aura encore entre les mains une grande partie des destinées de son équipe. Après une superbe saison avec Bourges, finaliste de l’Euroligue et championne de France, « Caps » est pressée d’en découdre et de surfer sur la vague olympique. « Il n’y avait pas meilleur timing, souligne-t-elle. C’est un super évènement, qui va permettre à tous ceux qui ont vibré avec nous pendant les Jeux de nous voir en chair et en os. On espère répondre à leurs attentes. » Et repartir, cette fois, avec le butin dans la poche.

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AA, avec Rodolphe Massé et Nicolas Paolorsi