RMC Sport

Euro : dix choses à savoir sur les Braqueuses

-

- - -

Les Braqueuses ont beau gagner en popularité, certains aspects de leurs personnalités restent encore inconnus du grand public. Entre capsules de bières, sardines, rouge à lèvres et lancer du poids, découvrez dix choses que vous ne saviez peut-être pas sur les Bleues avant la finale de l'Euro contre l'Espagne ce dimanche (20h).

1 - Pourquoi « les Braqueuses » ?

Comme les grandes équipes, les surnoms ont une histoire et celle de l’appellation « les Braqueuses » naît en 2009, durant l’Euro en Lettonie. Les Bleues reviennent de nulle part et arrivent dans la compétition plus occupées par leur propre reconstruction que par la perspective d’un titre qui ne leur tend pas les bras. Sauf que les Françaises ont le sens du spectacle et finiront par devancer tout le monde en s’appelant elles-mêmes « les Braqueuses ». La faute à un parcours inattendu et quelques situations compliquées renversées en leur faveur jusqu’à la victoire en finale de l’Euro. Le « braquage du siècle » ? Les Tricolores plaident coupables.

2 - Edwige Lawson-Wade, doyenne de l’humanité

Edwige Lawson-Wade, qui jouera ce dimanche son dernier match en tant que basketteuse à l’occasion de la finale de l’Euro face à l’Espagne, est la seule rescapée du titre européen de 2001, au cours duquel elle débuta sa carrière en bleu. Désormais doyenne de l’équipe de France, elle est surnommée « Lulu » par ses coéquipières plus jeunes, référence affectueuse à Lucy, squelette féminin considéré comme la doyenne de l’humanité découverte en 1974. Son âge est estimé à 3,2 millions d’années. A peine plus que les 34 ans de Mamie Lawson.

3 – Yacoubou fait (aussi) du basket

Isabelle Yacoubou n’est pas une basketteuse. La pivot, surnommée Shacoubou en raison de son physique hors norme, n’a en effet pas commencé sa vie sportive sur les parquets. Cafouni Auxencia Yacoubou (son nom complet) a disputé deux championnats du monde d’athlétisme chez les jeunes. Sa spécialité reste le lancer du poids, où la Française possède encore le record national du Bénin, dont elle est originaire, avec un jet à 15m04. Après ça, un ballon de basket semble bien facile à porter.

4 - Gruda tient la boutique

L’intérieure de l’équipe de France, vainqueur de l’Euroligue avec le club russe d’Ekaterinbourg, est aussi une business woman avisée. En Martinique, d’où elle est originaire, son nom est même associé à une enseigne de prêt à porter, vêtements et chaussures pour femmes de grande taille. C’est l’unique boutique de ce genre sur l’Ile. Utile pour Sandrine Gruda, qui chausse du 46.

5 – Dansent les sardines

Ce n’est pas un hasard si les organisateurs de l’Euro actuellement en cours font chanter au public l’air de Patrick Sébastien « le chant des Sardines ». Cette chanson populaire est devenue l’hymne officieux de l’équipe de France, qui l’entonne après chaque rencontre. Depuis le 2ème tour à Mouilleron le Captif, « les Sardines » font partie du spectacle proposé par les basketteuses tricolores.

6 - La capsule de Dumerc

Autre surnom, celui de la plus connue des joueuses de cette équipe de France. « Cap’s » n’est pas le diminutif de capitaine, mais de « capsule ». Un surnom qui remonte à l’adolescence pour la n°9 des Bleues, qui avait l’habitude de jouer au « dégommage » des capsules de bières. Aujourd’hui, la Berruyère préfère le champagne. La maturité.

7 - Quatre braqueuses outre-Atlantique

Sur les 12 joueuses de cette équipe de France, un tiers a déjà évolué en WNBA, la NBA au féminin aux Etats-Unis. Il s’agit d’Edwige Lawson-Wade, Sandrine Gruda, Emilie Gomis et Emmeline Ndongue. Seule Lawson-Wade a disputé une finale avec les San Antonio Silver Stars. L’équipe texane a même choisi une nouvelle Française lors de la dernière draft : Diandra Tchatchouang.

8 - Jusqu’au bout des ongles

Si on savait les filles coquettes, ces joueuses en ont fait une véritable marque déposée. Manucure régulière, vernis à ongles bleu, blanc, rouge, de nombreuses Bleues sont même passées par la case coiffeur avant l’Euro, dont Céline Dumerc et Emilie Gomis, cette dernière étant la pionnière de ce genre de coquetterie. L’ailière de l’équipe de France se maquille avant chaque match et joue avec du rouge à lèvres.

9 - Amant résiste au petit oiseau

Certains staffs sont réticents pendant une compétition à voir leur effectif s’exposer sur les réseaux sociaux. Mais pas du côté des Bleues, qui n’ont aucune restriction. Photos, vidéos et autres indiscrétions sont quotidiennement mises en ligne par les joueuses, à l’exception de la seule Marielle Amant. Mais attention, les Braqueuses ont juré qu'ells allaient lui créer un compte Twitter samedi soir, avec ou sans son approbation... Les plus réfractaires, comme Anael Lardy, ont déjà craqué. Reste donc la jeune Martiniquaise, qui s’affiche pourtant déjà sur Facebook.

10 - Une Miss comme marraine

Miss Bourgogne 1999 et Miss France 2000, Sonia Rolland est la marraine officielle de l’équipe de France de Basket. Ancienne joueuse de basket amateur, la Rwandaise de naissance est une pivot défensive « qui avait une spécialité : les contres ».

A lire aussi :

>> Lawson-Wade : « On rêve d’une médaille d’or »

>> Dumerc : « Tu te dis que c’est fini et puis… »

>> Euro : les Bleues en finale !

François Giuseppi et Rodolphe Massé