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Euro : Les Bleus dans la douleur

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Malmenés par des Ukrainiens en feu à trois points, l’équipe de France a fini par s’imposer (77-71) sous l’impulsion d’un Tony Parker phénoménal (28 points). Les Bleus sont qualifiés pour le tour principal de l’Euro.

Des premières minutes compliquées entre manques de rythme et de réussite. Une équipe adverse qui prend feu aux tirs de loin et oblige les Bleus à courir derrière le score. Cela vous rappelle quelque chose ? Le début de match de l’équipe de France face à l’Ukraine avait bien un petit air de la défaite inaugurale contre l’Allemagne. Mais la fin du scénario n’a pas suivi le même script. Cette fois, pas de défaite pour les joueurs de Vincent Collet mais une victoire difficile (77-71), acquise sous l’impulsion d’un Tony Parker phénoménal (28 points) et d’un Boris Diaw très solide (15 points) qui qualifie les Bleus pour le tour principal. Avec une bonne nouvelle en plus : la nouvelle défaite de l’Allemagne, la troisième de suite dans cet Euro, élimine l’équipe qui avait infligé un revers aux Bleus.

Ces derniers vont ainsi pouvoir entrer au tour principal avec la première place du groupe et le maximum de points – ceux acquis contre les équipes déjà affrontées et qualifiées restent comptabilisés – en cas de victoire contre la Belgique ce lundi (21h). Mais que ce fut difficile face à une Ukraine invaincue jusque-là… « C’était un match assez compliqué, analyse un Florent Piétrus encore très efficace en défense. On est mal rentré dans cette rencontre. On a eu beaucoup de difficultés, mais le plus important, c’est d’avoir réussi à réagir pour remporter une victoire super importante. Ce match nous a un peu unis. Ce n’est pas le début d’une nouvelle aventure mais un nouveau départ. L’équipe de France a toujours été dure défensivement. Et aujourd’hui, on a fait preuve de beaucoup de courage. »

Parker donne la leçon

Le premier quart-temps avait pourtant réuni tout ce qui rend cette équipe de France parfois très frustrante à regarder. Peu d’intensité défensive, peu de rythme offensif, une adresse aux abonnés absents (5/17 après 10 minutes) et l’Ukraine creusait un écart au tableau d’affichage (7-0 puis 12-4) derrière un 3/5 à trois points en huit minutes. Il faudra le réveil de Tony Parker, auteur du premier panier tricolore après près de trois minutes, pour secouer les troupes. Retrouvant un peu d’agressivité, les Français parvenaient à limiter les dégâts après le premier quart (16-14) malgré un vilain 0/6 à trois points. De retour sur le parquet, les Bleus prenaient l’avantage pour la première fois (16-17) sur un panier avec la faute du général Parker. Plus présents au rebond, mais toujours sans réussite, les coéquipiers de Boris Diaw parvenaient à s’accrocher en provoquant des fautes pour aller glaner des points sur la ligne. Résultat ? Seulement un point de retard à la pause (36-35) malgré 9 ballons perdus et un affolant 6-11 des Ukrainiens à trois points.

Comme souvent, c’est le duo Diaw-Parker (20 points à la pause pour les deux), et surtout le second d’ailleurs, qui tenait la baraque. Et on n’avait pas encore tout vu… Car l’Ukraine, toujours bouillante de loin, n’allait rien lâcher (51-51 après le troisième quart temps). A huit minutes du terme, avec des Ukrainiens trois longueurs devant, le spectre de l’Allemagne semblait même resurgir. Mais TP est arrivé. En mode royal. Pénétration supersoniques, tirs réussis : le meneur des San Antonio Spurs réalisait un véritable festival, prouvant une nouvelle fois pourquoi il est bien l’un des meilleurs spécialistes au monde à son poste. Avec 15 points (à 6/8 aux tirs) dans… le seul dernier quart-temps, Tony donnait la leçon et la France passait un 16-2 en sept minutes avant de compter jusqu’à 12 points d’avance (75-63). Un dernier sursaut extérieur limitera la casse côté ukrainien. Mais le patron s’appelait bien Parker.

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Alexandre Herbinet avec N.J. à Ljubljana