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Euro : Une opportunité en or pour les Bleus ?

L'équipe de France de basket

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Finaliste en 2011, sortie en quarts des JO 2012, l’équipe de France peut revendiquer une ambition légitime lors de l’Euro en Slovénie, qui débute ce mercredi (21h) face à l’Allemagne. L’année ou jamais ? Pas si simple.

On leur parle d’année ou jamais. De dernière chance. A l’heure de débuter l’Euro 2013 en Slovénie (4-22 septembre) ce mercredi soir face à l’Allemagne, départ d’une première phase très abordable avec l’Ukraine, Israël, la Grande-Bretagne et la Belgique, l’équipe de France s’avance le maillot bleu chargé d’attentes ambitieuses. Question d’absences chez les stars adverses, d’abord, avec des Kirilenko, Navarro ou Gasol qui manquent à l’appel. Question de potentiel, aussi, avec cette génération Parker-Diaw arrivée à maturité et pour qui l’or s’apparente à un objectif légitime deux ans après l’argent européen glané en Lituanie et huit après le bronze ramené de Serbie.

« On a été vice-champions d’Europe il y a deux ans, je ne vais pas vous dire qu’on vise moins haut », lâchait ainsi le sélectionneur Vincent Collet en début de préparation, fin juillet. Et Nicolas Batum, à l’époque, d’appuyer : « Il y a une opportunité. On a à cœur de faire quelque chose de grand. » Alors, direction la plus belle des médailles pour des Bleus jamais titrés ? Pas si simple. Car si l’Euro a vu beaucoup de ses étoiles filer sur forfait, les défections n’épargnent pas la France. Et les absences de Joakim Noah, Kévin Séraphin, Ronny Turiaf ou Ian Mahinmi ont décimé l’essentiel secteur intérieur, souvent talon d’Achille des Bleus. Alexis Ajinça, Johan Petro et Joffrey Lauvergne ont beau faire de leur mieux, difficile de combler un tel manque.

Batum : « On est un gros outsider, pas un favori »

« Nos pivots ont peu d’expérience des grandes compétitions, confirme Collet. On ne pourra mesurer l’impact de ce paramètre que le moment venu. Leur capacité à être à la hauteur sera une des clés de notre réussite. » Une situation qui va mettre une pression supplémentaire sur les deux leaders offensifs, Tony Parker et Batum, dont le moindre match sans peut se révéler difficile à gérer pour les Bleus. Batum préfère ne pas s’attarder sur la chose : « L’équipe reste très compétitive ». Les matches de préparation, avec trois défaites en dix matches (une contre la Grèce, deux contre l’habituelle bête noire espagnole), ont eux aussi contribué à calmer les ardeurs de ceux qui voyaient la France grande favorite. Résultat : des discours où la nuance côtoie l’ambition. « La compétition est très ouverte cette année, ce qui ne veut pas dire facile, juge Collet. Il va falloir que chacun fasse un peu plus pour aller tout en haut. La Fédération a donné son objectif : la Coupe du monde 2014 (les six premiers sont qualifiés, ndlr). Le staff et les joueurs, dont beaucoup sont là depuis plusieurs saisons, espèrent quand même un peu plus. L’envie de revenir en finale est présente. »

Même prudence assumée chez Batum : « On est un gros outsider, pas un favori. Il y a quatre favoris : la Grèce, la Lituanie, la Turquie, avec quasi pas d’absents chez ces trois équipes, et l’Espagne, qui reste très forte. La Slovénie, à domicile, c’est fort aussi. Je ne dis pas ça pour nous enlever de la pression, c’est réaliste, c’est tout. Même si on sait qu’on peut battre tout le monde et qu’on n’a peur de personne. Ça va être relevé et ouvert mais on a un truc à jouer. On le sait et on va tout faire pour. » Général en chef de l’armée bleue sur le parquet, Tony Parker va dans le même sens. Et refuse la pression de « l’année ou jamais », même à 31 ans : « Je ne suis pas d’accord. Il y a un autre Euro en 2015 donc ce n’est pas notre dernière chance. Mais c’est une bonne opportunité donc on va essayer de faire de notre mieux. » Le rêve d’or dans un coin de la tête.

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Alexandre Herbinet avec Nicolas Jamain à Ljubljana