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France-Croatie : Les Braqueuses sur leurs gardes

Les Braqueuses

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Autoritaires, faciles et euphoriques lors du 1er tour de l’Euro, les filles de Pierre Vincent entament ce mercredi soir à Mouilleron-le-Captif (Vendée) le tour principal face à la Croatie (20h). Avec la même supériorité ? Les intéressées chassent l’excès de confiance et s’attendent, désormais, à un menu plus relevé…

Trois victoires. Sans appel, contre la Lettonie (62-39), la Serbie (76-32) et la Grande-Bretagne (79-47). Donc sans sueur, ou presque. Les Braqueuses n’ont pas volé leur premier tour. Elles l’ont survolé, en ramassant tout sur leur passage, ne laissant vraiment que quelques miettes à leurs victimes. Et une impression de toute puissance, d’invincibilité manifeste au public. Grande favorite de son Euro, car sur son sol et de par son statut de vice-championne olympique, l’équipe de France fait plus que confirmer les pronostics à son égard. « Quand les gens nous voient, ils nous disent : alors champions ! Ce n’est même pas une question », confie l’arrière-ailière Emilie Gomis.

D’autres s’embarrassent moins, quitte à mettre, même amicalement, un surcroit de pression aux Françaises. « Sans enlever le mérite de l’équipe de France, le championnat d’Europe, c’est limite une blague, affirmait lundi l’internationale Jennifer Digbeu, non sélectionnée pour l’Euro, dans Basket Time. Il y a eu de nombreux désistements dans toutes les équipes. De ce que j’ai vu, l’Euro n’est pas d’un super bon niveau. Les Françaises le survolent déjà et ce n’est pas terminé. J’ai dit à Sandrine (Gruda) et Isabelle (Yacoubou) que si elles n’étaient pas championnes d’Europe, il fallait qu’elles changent de métier. »

Gomis : « On n’est pas encore arrivées »

Vous avez dit pression ? Habitué aux exploits depuis Londres et au caviar ces derniers jours, le public français aurait certainement du mal à voir « ses » Braqueuses en difficulté. Et à ne pas avoir sa dose habituelle de 30 points d’écart. « C’est vrai qu’on fait des gros matches. Mais ça ne va pas continuer, tempère la meneuse, future retraitée et vice-présidente de la LFB, Edwige Lawson-Wade. Je peux vous assurer qu’on ne gagnera pas tous nos matches de 30 points. On a joué des équipes un petit peu plus faibles. Là, on va commencer à avoir des matches que l’on ne gagnera plus de trente points. »

On l’aura compris. Après une bonne journée de repos bien méritée et à quelques heures d’entamer son tour principal face à la Croatie (20h), ne comptez pas sur la France pour vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. « Oui, le principal danger, c’est l’excès de confiance, confie Lawson-Wade. Ce n’est jamais bon de se croire arriver avant d’y être. » Difficile, pourtant, d’occulter une supériorité si évidente pour le moment dans la compétition pour Emilie Gomis.

« Quand on regarde le scoring, même moi des fois je suis un peu impressionnée. Parce dans le jeu, on galère quand même et on n’a pas cette impression sur le terrain. On est complètes et le danger vient de partout. On ne va pas dire qu’on est parfaites mais pour le moment, tout se passe bien. » Avant de rajouter, lucide : « On n’a pas de blessés. On s’éclate. Il y a de la joie de vivre. Mais on n’est pas encore arrivées. Tant qu’on n’est pas sur le podium… » Pierre Vincent peut être rassuré. Il n’aura pas besoin, comme il le confiait après le succès face à la Grande-Bretagne d’être « nécessairement inquiet ». Ses filles sont, pour le moment, bien « portées par l’événement, juste ce qu’il faut. » A confirmer ce soir face aux Croates.

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A.D