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France-Espagne : ce soir ou jamais

Tony Parker contre Ricky Rubio

Tony Parker contre Ricky Rubio - -

Si souvent frustrée par l’Espagne, l’équipe de France doit enfin se venger ce vendredi en demi-finales de l’Euro (21h). A Ljubljana, cette affiche aux allures de finale est l’un des plus grands rendez-vous de la génération Parker.

Les Alpes, le château... La nuit dernière, au moment de chercher des exemples de sommet à atteindre avant de fermer les yeux, les Bleus pouvaient les trouver dans le décor de Ljubljana (Slovénie). Et faire le doux rêve d’une ascension aussi difficile que triomphante. Devant eux, se dressent ces Espagnols doubles champions d’Europe en titre (2009, 2011), doubles vice-champions olympiques (2008, 2012) et impossibles à battre pour l’équipe de France depuis trois ans. Huit matchs, huit défaites. Des claques, des cris de rage. Une occasion de les balayer des mémoires, d’ouvrir un avenir plus positif et rémunérateur en récompenses dorées, attend Tony Parker et les siens ce vendredi soir en demi-finales de l’Euro (21h).

A Katowice (quarts de finale de l’Euro 2009), Kaunas (finale de l’Euro 2011) et Londres (quarts de finale des Jeux Olympiques), l’espoir d’un changement d’ère a été progressivement de plus en plus fort. Avec les absences de Pau Gasol, Serge Ibaka et Juan Carlos Navarro, ce voisin semble plus que jamais accessible, en témoigne ses trois défaites en neuf matchs lors de cet Euro (comme la France). Mais il vient d’humilier la Serbie (90-60). Et les Bleus ont encore des manques, surtout à l’intérieur malgré les progrès d’Alexis Ajinça, et sont toujours dépendants de leur star, Tony Parker. Un « TP » qui sera sans doute serré de très près à la Stozice Arena par Ricky Rubio et Sergio Rodriguez, notamment. Mais qui cherche, depuis la victoire face à la Slovénie mercredi (72-62), à contaminer de confiance ses coéquipiers.

Collet : « Toute la France n'a qu'une envie, c'est qu'on les tape ! »

Même les membres du groupe les plus récents saisissent le message. « Il y en a marre, lâche Johan Petro. Le match à Montpellier était la défaite de trop (84-85 en préparation, ndlr). Là, on a vraiment envie de la victoire, surtout à ce moment-là. Il y a une histoire face à l’Espagne, je n’étais pas forcément là, mais ça se sent. C’est quelque chose que tu vis à travers tout le monde, à travers ceux qui étaient là des années auparavant. Et tu t’y mets aussi. Moi j’ai déjà perdu deux fois contre les Espagnols (avec la défaite 76-85 à Madrid le 23 août, ndlr). Donc tu as envie que ça s’arrête tout de suite. » Les Bleus ne sont pas les seuls à ressentir ce besoin. C’est toute la France du basket qui trépigne à l’idée de terrasser l’Espagne.

« Si vous regardez Facebook, toute la France n’a qu’une envie, c’est qu’on les tape ! Moi aussi, je ne vais pas dire le contraire, reconnaît Vincent Collet. On a perdu huit fois en comptant les matchs amicaux en trois ans… Donc c’est normal d’avoir envie de gagner. Mais ce n’est pas ce qui va nous aider à le faire. De toute façon, on est en demi-finales du championnat d’Europe, contre le double tenant du titre et la meilleure équipe d’Europe depuis 2006. Ça fait seulement sept ans qu’ils sont installés tout en haut… C’est la meilleure équipe. Donc on est forcément motivés ! » A Londres, la motivation puis la frustration avaient fait craquer Nicolas Batum, auteur d’un mauvais geste dans les dernières secondes. Il promet encore de la « hargne ». Il faudra la canaliser pour prendre la tour Marc Gasol, neutraliser Rudy Fernandez. Et mettre enfin en échec le roi d’Europe.

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LP avec FGi et NJ à Ljubljana