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France-Lituanie : le défi de leur vie

Tony Parker

Tony Parker - -

Finaliste de l’Euro en 2011, la bande à Tony Parker espère enfin soulever un trophée dans une compétition majeure de basket. Les Bleus devront écarter la Lituanie ce dimanche (21h) pour entrer dans l’histoire du basket français.

Il y a des signes qui ne trompent pas. Au lendemain de son succès majeur contre l’Espagne (75-72), l’équipe de France s’était déjà remise au travail. Une séance d’entraînement le samedi matin pour 12 hommes concentrés. Tournés vers un seul et même objectif : remporter enfin un titre et écrire la première ligne au palmarès du basket français. Il y a bien eu les places d’honneur (4e en 1991, 1999, 2003, 3e en 2005, 2e en 2011 au championnat d’Europe, et surtout médaille d’argent au JO de Sydney en 2000), mais jamais cette médaille d’or qui fuit les différentes générations françaises. Et s’il y en a une qui mérite d’effacer l’anomalie, c’est bien celle de Tony Parker.

Champion d’Europe junior en compagnie notamment de Boris Diaw en 2000, Parker court après un titre depuis près de 10 ans qu’il fréquente avec assiduité l’équipe de France. Alors lui, plus qu’un autre, est particulièrement motivé au moment de retrouver sur sa route la dangereuse Lituanie. « C’est génial de battre les Espagnols (en demi-finales, ndlr), mais ça ne sera pas aussi bon que si tu gagnes la médaille d’or, confie TP. On n’a pas besoin d’en parler. Depuis que j’ai les clés de l’équipe de France, on attend ce sacre. Tu rentres dans l’histoire avec ce premier titre pour le basket français. Et je sais que nous avons tout le pays derrière nous. Il faudra être prêt. »

Parker : « J'ai calmé tout le monde »

Pas question donc de rééditer l’erreur de 2011. Qualifiés pour la finale, et donc pour les Jeux Olympiques de Londres, les Français s’inclinent lourdement contre l’Espagne (98-85). Sans donner l’impression d’exister. « J’ai calmé tout le monde, continue Parker. Si tu écoutes ma mère, on est champion d’Europe. J’exagère, mais c’est important que tout le monde soit concentré. » Alors Tony Parker a parlé. Beaucoup parlé même. Avec les jeunes comme Joffrey Lauvergne et Alexis Ajinça, qu’il a pris sous son aile. Ou encore avec Nicolas Batum. « Je ne sais pas ce qu’il mange le soir mais personnellement, j’aimerais bien savoir, sourit le joueur de Portland. Il a une rage de vaincre, il veut gagner et nous on suit derrière, on fait tout pour lui. »

Dernière marche, donc, contre la Lituanie. Cette même Lituanie qui avait battu l’équipe de France au tour principal (76-62), mais que les Bleus avaient domptée lors au dernier Euro et aux Jeux Olympiques de Londres. Deux ou trois paniers à trois points qui font la différence et voilà comment les Français avaient laissé filer cette rencontre il y a quelques jours. Une erreur à ne surtout pas rééditer ce dimanche. « C’est la Lituanie qui est favorite, avertit Jacques Monclar. C’est un peu une opposition de style à ce niveau-là. Par contre, dans le jeu, ce sont deux équipes qui aiment le jeu ouvert. » Du jeu peut-être, mais tous savent l’importance de cette rencontre. Seule la victoire est belle.

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PTa avec FG et NJ Ljubjana