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Gomis : « Je veux me sentir femme »

Emilie Gomis

Emilie Gomis - -

L’arrière de Villeneuve d’Ascq assume autant son côté glamour en dehors du terrain que son côté guerrier sur le terrain. Entretien avec fard (à paupières) de l’arrière de l’équipe de France qui défie la Croatie en ouverture du championnat d’Europe en Pologne, ce samedi (20h30).

Emilie Gomis, vous avez la particularité d’assumer votre côté glamour en dehors du terrain. Préférez-vous les talons aux survêtements ?

Le problème avec les sportifs, c’est qu’on ne prend jamais le temps de prendre soin de soi. Pourquoi se maquiller alors qu’on va suer après ? Quand il y a un peu plus de journalistes, on essaye de faire attention (rires) ! Ça me prend quinze minutes de me maquiller, plus quinze minutes pour les ongles. J’aime bien être coquette. J’aime bien mélanger les deux : le sport et le style. Dans mon style de jeu, je ne suis pas féminine. Le basket n’est pas un sport très féminin même si on n’est pas pire que les footballeuses. Si on peut avoir ce côté glamour tout en gardant ce côté de sportive, c’est bien.

Est-ce une façon de promouvoir le sport féminin ?

Je souhaite que les gens me voient telle que je suis. J’ai un petit ras-le-bol de me voir en basket et en jogging large. Quand je suis en sportive, je ressemble à un garçon manqué, j’aime bien être confortable dans mes vêtements. Si on nous donne l’autorisation de s’habiller comme on veut pendant une après-midi, je mettrai une jupe ou une robe parce que ça me manque. Quand on met des talons, il y a une façon de se tenir. Je recherche une certaine prestance. J’ai besoin de me sentir femme dans mes faits et gestes. Il y a aussi le fait de plaire. On joue peut-être un jeu aussi.

Comment abordez-vous l’Euro 2011 ?

Le fait d’avoir gagné les matchs amicaux (huit victoires en huit matchs), ça nous a rassurés. On a joué et gagné deux fois contre la République tchèque. Le fait d’avoir eu des difficultés lors du deuxième match, c’est encore mieux. On recherche la difficulté pour savoir comment on va s’en sortir. Personne ne va nous ouvrir les bras. Le fait de pouvoir s’adapter à ces difficultés et de trouver des solutions, ça nous a permis de se reconcentrer. Le deuxième match nous a permis de bien travailler. Les Tchèques sont quand même vice-championnes du monde. Ça fait un bien fou de gagner là-bas.