RMC Sport

Les Bleus, à qui perd gagne

Boris Diaw

Boris Diaw - -

La première défaite de l'équipe de France lors de l'Euro, ce dimanche face à l'Espagne (96-69), a masqué la volonté des Bleus de terminer 2es de la phase de poules afin de retrouver la Grèce en quarts de finale, avec un jour de repos en plus. Et de se dégager l'horizon en vue de la finale...

Le match entre l’équipe de France et l’Espagne n’a duré qu’une mi-temps ce dimanche. Pendant 20 minutes, le cinq remanié de Vincent Collet (Andrew Albicy, Ali Traoré, Nicolas Batum, Florent Pietrus, Boris Diaw) a largement soutenu la comparaison face à la grosse armada espagnole. En tête après le premier quart temps (22-21) et juste derrière à la mi-temps (39-38), les Bleus ont complètement lâché dans le troisième quart temps. Résultat : un sévère 29-10 et la désagréable sensation que les coéquipiers de Nicolas Batum ont laissé filer (volontairement ?) les champions d’Europe. Les pertes de balle se sont succédé et ont fait le plus grand bonheur de Rudy Fernandez, qui s’est amusé comme s’il était sur un playground avec des smashs à la pelle. Kevin Seraphin (18 points, meilleur marqueur) et Ali Traoré (16 points) ont bien tenté de faire illusion. Mais l’envie n’y était pas.

Un relâchement loin d’inquiéter Joakim Noah et Tony Parker, tout sourire sur le banc et enfin préservés en vue des quarts de finale. Le scénario était voulu. En s’inclinant face aux champions d’Europe en titre, les Français terminent deuxièmes du Groupe E. Une place qui leur offre un jour de repos en plus avant le quart de finale face à la Grèce et qui leur évite de retrouver la Lituanie, pays hôte, pour une éventuelle demi-finale. « Dans le tableau qui mène jusqu’à la finale, il n’y a ni l’Espagne qui est injouable, ni la Lituanie et ses 17 000 spectateurs dans l’arène de Kaunas, a analysé Jacques Monclar, consultant pour RMC Sport. C’est un choix. Jusqu’à la mi-temps, c’est resté propre et digne. Le vrai problème est qu’on a joué sans attitude en deuxième mi-temps. »

Des comptes d’apothicaire pour éviter de revivre le terrible scénario de 2009. Premiers de leur groupe, les Bleus avaient retrouvé… l’Espagne, quatrième de l’autre poule, en quarts de finale où ils s’étaient inclinés. Les coéquipiers de Juan Carlos Navarro (16 points, meilleur marqueur) ont profité de la léthargie adverse pour s’envoler et infliger une nouvelle claque aux Bleus après celle donnée en août (77-53) en match de préparation. Ils pourraient se retrouver une troisième fois en un mois, cette fois-ci en finale dans le meilleur des scénarios. Avec leur vrai visage…