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Parker : « Je suis toujours sur mon nuage »

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A l’occasion du retour du TP Show sur RMC, Tony Parker est revenu avec beaucoup d’émotion sur son titre de champion d’Europe. Le meneur des Bleus avaient du mal à réaliser l’engouement que cette victoire a suscité.

Tony Parker, dans quel état d'esprit êtes-vous après ce titre ?

Enfin ! Champion d’Europe ! Ça fait plaisir. Ce titre est pour toute la France, pour tous les basketteurs, pour tous les sportifs, pour les filles, les anciens, les enfants qui nous regardent. Le matin du match, je lisais les journaux et je voyais les déclarations des anciens, de Jacques Monclar, Richard Dacoury. Ça m’a mis les larmes aux yeux. J’avais tellement envie de ne pas décevoir. J’ai senti la pression de la nation sur mes épaules. Je ne voulais pas décevoir. Tout le monde sait que ça me tenait à cœur de gagner une médaille d’or avec l’équipe de France. C’est le seul titre qui manquait à mon palmarès.

Quel regard portez-vous sur cette finale ?

C’était la finale parfaite. Vincent (Collet) est venu me voir en disant que j’avais fait la demi-finale qu’il fallait (contre l’Espagne). Il m’a dit de jouer meneur-passeur et de faire confiance à mes coéquipiers. Et ils me l’ont bien rendu. Tout le monde a fait sa part. Quand tu gagnes en équipe, ça prouve qu’on mérite d’être champion d’Europe.

Etes-vous redescendu de votre nuage ?

Je suis toujours sur mon nuage. L’arrivée à l’aéroport, c’était incroyable. Je savais qu’il y avait du monde, mais là c’était impressionnant. Le bain de foule était impressionnant. A l’hôtel, pareil. A l’Elysée pareil. Il y avait du monde partout. Ça fait chaud au cœur de voir les gens heureux et voir comment on a touché les gens.

On sent que cela vous tenait à cœur...

C’est le partage. Tous les gens sont heureux. Quand je vois les visages de Jacques Monclar, Richard Dacoury qui ont vécu toutes ces compétitions. On a mis du temps. Avant, avec la France, on était content d’être aux championnats d’Europe. Après, il a fallu construire la culture de la gagne. On en a eu des moments difficiles. En 2005 on termine avec la médaille de bronze. En 2007, on est au fond du trou, on rate les JO pour la deuxième fois. En 2009, on gagne tous nos matches et on se prend une claque en quart de finale contre l’Espagne. Chaque défaite nous a servi pour être plus fort. 2011, on est content d’être en finale et ça nous a servi pour 2013. Quand j’ai vu la Lituanie gagner, j’ai cru nous revoir en 2011. Ils étaient tellement contents d’être en finale que je savais qu’on avait un avantage psychologique. On avait déjà vécu ça. Là, on n’a pas joué la finale, on l’a gagnée.

« Fier de laisser l'équipe à Batum »

Que ressentez-vous en voyant notamment Lucien Legrand, votre premier entraîneur ?

C’est la fête de toute la France. Quand je vois mon premier coach, Lucien Legrand, qui a donné sa chance à un meneur un peu foufou, qui courrait partout… Lucien a cru en moi. Le serrer dans mes bras après la victoire, c’est beaucoup d’émotion. Je suis très attaché à mon éducation et mes racines. C’est aussi pour tous les entraîneurs qui m’ont appris à jouer au basket.

Et Vincent Collet, l'entraîneur qui a amené ces Bleus sur le toit de l'Europe ?

Il est toujours aussi motivé, c’est un passionné. Je me reconnais en ça. Quand tout le monde a décidé de ne pas jouer en équipe de France, je me suis dit : « Je ne peux pas lâcher mes amis, mais surtout je ne peux pas lâcher mon coach. » Il pense comme moi. Après le titre, on pensait déjà au futur. Je suis content qu’il continue trois ans avec nous car on écrit de belles pages pour le basket et j’espère qu’on en écrira d’autres.

Un mot sur Nicolas Batum, votre coéquipier, très influent en finale...

Je le prends comme mon petit frère. Je respecte beaucoup sa génération. Sa génération avec lui, Antoine Diot et Alexis Ajinça, a beaucoup gagné. Sa mentalité fait que j’ai envie de continuer avec les Bleus. Je vais l’aider et l’amener au plus haut. Quand Boris (Diaw) et moi allons prendre notre retraite, je serai fier de laisser l’équipe à Nico. Je sais que l’équipe est entre de bonnes mains. Je sais que c’est le bon choix. Je sais qu’il sera le prochain leader de cette équipe de France.

Pour terminer, comment s'est passée la réception à l'Elysée ?

On a fait la samba (rire). C’est toujours un grand honneur de rencontrer le président et de savoir qu’il a suivi notre parcours. C’est un honneur.

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