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Parker : « On ne vit ça qu’une fois dans une vie »

Tony Parker

Tony Parker - -

EXCLU RMC SPORT. Dans le TP Show, le champion d’Europe est longuement revenu sur la folle semaine qui a suivi le sacre des Bleus au championnat d’Europe. De retour à San Antonio, « TP » est toujours sur son nuage.

Tony, un peu plus d'une semaine après le titre de champion d'Europe, ça y est, c'est les vacances ?

(Sourire) Pas vraiment non. Aujourd’hui, on va passer la visite médicale, c’est le « media day » et « Pop » (Greg Popovich, le coach de San Antonio) va faire son speech. La saison dernière, on était à 28 secondes d’un nouveau titre. Il va falloir recharger les batteries et attaquer une nouvelle saison. On part bientôt pour le Colorado, à la Air Force Academy où « Pop » allait au collège. On y restera pendant quatre-cinq jours. Ça me fait un peu peur (rires). J’espère qu’il va me ménager. Plus sérieusement, je suis excité par cette nouvelle saison. Ça va arriver vite, le premier match a lieu le 6 octobre contre le CSKA Moscou.

Vous n'avez donc pas de coupure...

J’essaie de ne pas penser à la fatigue. Je suis un passionné. J’adore le basket. On va rentrer à fond dans cette saison. Dans ces moments-là, il ne faut pas calculer.

Que retenez-vous de cette folle semaine ?

C’était beaucoup d’émotion. On ne vit ça peut être qu’une fois dans une vie. C’était une semaine de folie ! Les gens sont tellement heureux… Cela fait chaud au cœur de voir le bonheur que l’on a donné aux gens et la façon dont ils ont célébré le premier titre français. J’ai été à Paris, en Vendée, à Lyon, j’ai donc pu vivre cette nouvelle popularité pour le basket français.

Si vous ne deviez retenir qu'un moment de ce championnat d'Europe, ce serait lequel ?

Je ne retiens pas un moment. J’ai vraiment l’impression qu’on était serein. On n’a jamais douté. On était sûr de nous-mêmes. On n’a jamais paniqué. On devait être prêt pour le quart de finale (contre la Slovénie, ndlr). On n’avait que ça en tête. C’est peut-être pour ça qu’on a lâché quelques matches comme la Lituanie (76-62) ou la Serbie (77-65) au 2e tour. On gagne un gros match en quart contre la Slovénie (80-66) devant son public. C’est un exploit. Après, on a surfé sur cette confiance pour aller chercher la finale avant l’heure contre l’Espagne (75-72 ap), un des plus beaux matches du basket français.

Comment avez-vous fait pour toujours y croire à la mi-temps contre l'Espagne ?

Grâce à la confiance que j’avais en moi-même. J’ai essayé de trouver les mots justes pour faire réagir mes coéquipiers. Pendant tout le championnat d’Europe, j’avais un feeling. Ça allait bien se passer. C’était notre Euro. On avait passé toutes les étapes, on avait vécu des hauts et des bas. C’était notre année. Je me suis dit ça dans ma tête tout le temps ! Je suis venu dans les chambres de mes équipiers, j’ai rassuré Nico (Batum) quand il n’allait pas bien, encourager Alexis (Ajinça)… C’est mon job en tant que leader de montrer qu’on va gagner.

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