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Parker : « Oui à l’Euro »

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Tony Parker disputera les qualifications de l’Euro 2009. Le français a décidé de rejoindre l’équipe de France aujourd’hui.

Tony, ta décision est prise, tu disputeras les qualifications de l’Euro 2009…
Oui, je rejoins le groupe aujourd’hui. J’ai toujours voulu jouer pour l’équipe de France. Mais entre les saisons NBA et les compétitions internationales l’été, j’avais vraiment besoin de souffler. Il fallait que je me repose, je ne pouvais pas continuer à ce rythme. Les Spurs estimaient que je jouais trop de matchs et c’est pour ça qu’ils m’ont demandé de faire une coupure cet été. Mais au fond de moi, je me disais qu’il y avait toujours un espoir pour que je joue. Je n’avais pas tiré un trait définitif sur les qualifications de l’Euro.

Les Spurs ont compris ton désir de rejoindre les Bleus ?
Complètement, Gregg Popovich ne s’y est pas opposé. Je suis au repos depuis le 29 mai et notre élimination face aux Lakers. Ca fait maintenant deux mois et demi que je n’ai pas disputé un match. Alors on peut penser que je manque de rythme mais ça fait depuis un mois que je m’entraîne. J’ai travaillé tous les jours avec Chip Engelland à Los Angeles. Les Spurs m’avaient donné un programme pour cet été que j’ai appliqué à la lettre. Au programme : musculation et shoot extérieur. Je ne me fais donc pas de souci sur mon état de forme.

Quand as-tu pris ta décision ?
En fait, les Jeux Olympiques y sont pour beaucoup. Regarder les Jeux devant ma télé n’a pas été évident à vivre. Je voulais y être, je voulais représenter mon pays. Ca m’a fait un pincement au cœur de voir tous les athlètes français porter les couleurs de l’équipe de France et ne pas être à leur côté. La seule chose que je pouvais faire, c’était de rejoindre le groupe au plus vite pour disputer les qualifications en septembre. J’aime trop l’équipe de France, je ne pouvais pas rester aux Etats-Unis. J’en ai parlé avec Boris (Diaw). Il aurait bien voulu m’accompagner mais il est malheureusement coincé par ses problèmes d’assurance.

Une chose est sûre, tu n’arrives pas en sauveur de l’équipe de France…
Non, je ne viens pas en équipe de France avec cette idée en tête. Je viens parce que mon devoir est d’être avec mes coéquipiers. On a de belles choses qui nous attendent et c’est ensemble qu’on y arrivera.

La rédaction