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Pietrus : « Ce n'était pas une parodie »

Florent Pietrus

Florent Pietrus - -

L'intérieur français a réfuté l'idée selon laquelle l'équipe de France aurait levé le pied face à l'Espagne (défaite 96-69), ce dimanche, pour bénéficier d'un tableau final plus dégagé. Il se concentre maintenant sur le quart de finale face à la Grèce, jeudi.

Florent, n'avez-vous pas le sentiment que l'équipe de France ait livré une parodie de match face à l'Espagne ?

Ce n’était pas une parodie. On a réalisé une très bonne première mi-temps en rivalisant contre une des meilleures équipes d’Europe. En deuxième mi-temps, on a eu du mal à avoir la même concentration. C’est aussi dû au niveau espagnol. Dans le futur, on saura qu’on peut rivaliser avec eux.

Aviez-vous tout de même l'intention de vous incliner pour terminer deuxième du groupe ?

Non. Quand on a commencé le match, on a joué pour gagner. En deuxième mi-temps, on a levé le pied parce qu’on était fatigué. Quand ils se sont mis à jouer, ils ont prouvé que c’était une vraie machine. Il faut maintenant se préparer pour trois matchs. Il va falloir aller les chercher. On est capable de le faire.

Vous allez retrouver la Grèce que vous connaissez très bien. Comment allez-vous aborder ce match ?

On a toujours le souvenir de 2005 où la Grèce nous avait éliminés aux portes de la finale (défaite 66-67 en demi-finales, ndlr). C’est un adversaire un peu chat noir pour nous. Mais on les a battus il y a deux ans (71-69 en phases de poules). C’est un autre contexte. L’équipe est prête à effacer tout ce qui s’est passé. Que ce soit la Grèce ou quelqu’un d’autre, on est surmotivé. Le match de jeudi est très important pour nous. Ça aurait pu être la Finlande ou une autre équipe, on aurait abordé ce match de la même façon.

Cet Euro semble le dernier rendez-vous à ne pas manquer pour votre génération : vous-même, Mickaël Gelabale ou Boris Diaw...

C’est ce qui nourrit. On se donne à fond sur le terrain. C’est une année importante pour cette génération. On approche la trentaine. Le prochain, c’est en 2013, et peut-être que physiquement on aura des pépins. On a vraiment l’opportunité de faire quelque chose. Ça fait dix ans que je suis en équipe de France et je n’ai jamais connu ce moment-là. C’est peut-être à notre tour, à condition qu’on se donne les moyens. Jusqu’à présent, on a montré de très belles choses. Même ce soir, on a montré qu’on avait de quoi faire. Les Espagnols étaient surpris de notre première mi-temps. Avec Tony et Joakim sur le banc, on a prouvé qu’on pouvait réaliser de belles choses.