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Face à la montagne espagnole

Boris Diaw

Boris Diaw - -

Privée de ses stars Parker, Turiaf et Noah, l’équipe de France de basket affronte l’Espagne ce samedi soir (20 h) à Izmir pour son premier match des championnats du monde. Avec respect mais sans peur de l’échec.

La liste des absents impressionne : Kobe Bryant, LeBron James, Dwyane Wade, Pau Gasol, Tony Parker, Yao Ming, Dirk Nowitzki, Andrei Kirilenko, Theodoros Papaloukas… Face à une telle hécatombe, l’événement se pare d’exotisme surfant sur une dangereuse vague d’indifférence. Au sortir d’une préparation chaotique (2 victoires, 7 défaites), l’équipe de France s’apprête à faire son entrée dans la compétition face au champion du monde en titre espagnol.

Un hasard du calendrier, qui satisfait le coach Vincent Collet : « Il vaut mieux les affronter d’entrée, plutôt que le dernier jour où l’on joue une qualification. On sait aussi que les surprises arrivent plutôt au début. » Un avis partagé par l’intérieur Ali Traoré : « C’est une bonne chose de commencer par le plus difficile, ça nous permet de nous étalonner, de voir si on est prêt à rentrer dans ce championnat du monde. » Pour Florent Piétrus, « l’important sera de nous mettre en confiance et la compétition ne s’arrête pas là. »

Surveiller les pertes de balle

Les Bleus l’affirment, ils ne craignent pas l’ogre espagnol. « Il va falloir leur rentrer dedans, leur montrer qu’on n’a pas peur, être à fond pendant 40 minutes dès l’entre-deux », affirme ainsi Nicolas Batum. Vincent Collet insiste sur la notion de « crainte à mettre au service du dépassement » et demande à ses joueurs « d’être un peu rebelles ».

Pendant la préparation, l’équipe de France a souffert de récurrentes pertes de balles, souvent dues à des sautes de concentration individuelles. Comme l’explique Ali Traoré, « la défense ira beaucoup mieux quand arrêtera de perdre des balles stupides. Les adversaires récupèrent des attaques faciles. C’est dur ensuite d’arrêter des mecs qui courent à 300 à l’heure vers notre panier. » Sans ses leaders et sans véritables repères, l’équipe de France s’est donné comme objectif d’atteindre les quarts de finale de la compétition. Résistera-t-il au révélateur espagnol ?

S.R. et F.G. à Izmir