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Dumerc, la capsule d’énergie

Crédit : bourgesbasket.com

Crédit : bourgesbasket.com - -

Capitaine de l’équipe de France et de Bourges, qui dispute ce soir (20h) son 1/8e de finale retour de l’Euroligue féminine contre le club madrilène de Rivas Ecopolis (défaite à l’aller 59-65), Céline Dumerc est une meneuse dans l’âme. Portrait.

Avant, pendant, après les entraînements, c’est une pile électrique. Qui dure vraiment plus longtemps que les autres. « Je joue au basket comme je suis dans la vie, toujours à fond », lance-t-elle dans un sourire mutin. Surnommée Cap’s en raison de ce jeu qui vise à dégommer les capsules des canettes et dans lequel elle excellait quand elle était ado, Céline Dumerc est une capitaine qui a la gagne dans l’ADN. « C’est même chiant, lâche sa complice à Bourges et en bleu, Emeline NDongué. Avec elle, on ne peut pas s'amuser, c'est toujours la gnaque, toujours gagner ! »
Rigoler, chambrer, encourager, applaudir : en bonne capitaine qu’elle est, Céline Dumerc ne s’arrête jamais. Et donne toujours l’exemple. « C'est une chance d'avoir Céline, souligne celle qui lui a confié le brassard, à savoir sa coach, Valérie Garnier. De par son poste de meneur de jeu et son charisme, c'est la patronne sur le terrain.Elle est dans l'intensité et l'abnégation du début jusqu'à la fin. Les autres joueuses l'écoutent, elle est crédible par rapport à tout ce qu'elle montre en match mais aussi à l'entraînement. » Une opinion partagée par la jeune meneuse remplaçante, Romane Bernies, 18 ans : « C'est un grand honneur d’être deuxième meneuse derrière elle, et ma place, je ne la donnerais à personne, parce que m'entraîner au quotidien contre elle est une chance inouïe et inespérée. »

Parker-Dumerc, même combat

L’entraînement, le travail collectif, la solidarité d’un groupe, le sens du partage : tels sont les moteurs de Céline Dumerc. Des valeurs qu’elle n’a pas trouvées lors de ses deux années passées en Russie, à Ekaterinbourg. « C'est l'eldorado du basket féminin, raconte-t-elle. Ils paient, cinq, six, sept fois de plus qu'en France. Malheureusement en deux ans, je ne me suis pas du tout éclatée. Il manquait l'amour du maillot. Et puis, je n'ai pas décroché de titre européen... » Car c’est sans conteste à Bourges, qu’elle a retrouvé en 2011 après une première expérience entre 2003 et 2009, qu’elle elle a vécu ses plus belles émotions. Avec comme point d’orgue le cru 2009, où elle cumula titre de championne de France avec son club et titre de championne d’Europe avec l’équipe de France.

C’est d’ailleurs avec les Bleues, que la protégée de Pierre Vincent espère vivre de nouvelles sensations fortes en se qualifiant pour les prochains JO. Histoire de retrouver un dénommé TP, son seul modèle avoué qu’elle a connu durant ses années Insep. Parker-Dumerc, deux meneurs naturels. Deux leaders charismatiques qui n’ont pas leur pareil pour tirer l’ensemble d’un groupe vers le haut.

RM