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Le Top 16 se rapproche pour Nanterre

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En arrachant un troisième succès sur le fil ce jeudi aux dépens du Partizan Belgrade (62-61), Nanterre a pris une belle option sur une qualification pour le Top 16 de l’Euroligue.

Nanterre est définitivement un OVNI dans le microcosme du basket français. Une comète qui n’a pas fait que passer, l’année dernière, pour ravir le titre de champion de France au nez et à la barbe des ténors de l’Hexagone. L’étoile nanterrienne n’a pas l’intention de filer, en Pro A comme en Euroligue, ce qu’a appris à ses dépens le Partizan Belgrade, battu sur le fil par les protégés de Pascal Donnadieu (62-61) … plus que jamais en lice pour décrocher leur billet pour le Top 16 européen. Et marquer encore plus à l’encre noire le nom de la JSF dans l’histoire du basket français.

Depuis 2007 et l’épopée européenne de Pau, aucune équipe tricolore ne s’était qualifiée pour ce stade de l’Euroligue. Si Nanterre n’a pas encore composté officiellement son billet, le club vert et blanc a pris une belle option. « On sait qu’on a fait 80% du boulot, confie l’arrière Jérémy Nzeulie. On savait que c’était un tournant pour nous, parce qu’on pourrait se qualifier sans gagner nos prochains matches. Mais notre objectif c’est d’aller encore en chercher. On ne nous attendait pas donc c’est vraiment exceptionnel. » D’autant plus face à un adversaire qui l’avait complètement éteint à l’aller, en Serbie (73-43). Contre un obstacle pas forcément insurmontable, car très, très poreux à l’extérieur (11 défaites d’affilée en Euroligue avant le déplacement de ce jeudi à la Halle Carpentier) et qui plus est privé de son meneur de jeu attitré, Leo Westermann (Partizan), blessé. Mais suffisamment pour offrir sueur, frisson et grosses émotions aux Nanterriens.

Meacham n'a pas flanché

La JSF s’est fait peur. Très, si l’on note que la bande à Donnadieu a toujours mené à la marque et comptait même neuf points d’avance à l’avance du troisième quart-temps… avant de flancher. Et de se retrouver à cravacher, six unités derrière des Serbes plus incisifs. Coup de fatigue, comme le craignait le staff nanterrien avant la rencontre ? Toujours est-il que les champions de France ont fait parler leur cœur. Et leur adresse, à commencer par celle de Trenton Meacham, qui n’a pas bégayé au moment d’aller inscrire les deux lancers francs décisifs des siens, à cinq secondes du buzzer. A 60-61.

Voilà, grâce à ce troisième succès en Euroligue, la JSF sur le bon chemin. Chemin qui pourrait se changer en autoroute si Kiev venait à s’incliner ce vendredi à la maison face au CSKA Moscou. Nanterre compterait alors deux succès d’avance sur le Partizan et les Ukrainiens, à qui ils rendront visite le 13 décembre prochain. A trois journées du terme de la phase de poules, cela serait un luxe non négligeable. Et un motif d’espoir certain. « On nous annonçait un vrai calvaire dans cette Euroligue donc je suis au moins content qu’on existe, savoure Pascal Donnadieu. Je ne sais pas si on ira au Top 16 mais ce que je sais, c’est qu’on aura bataillé jusqu’au bout et c’est vraiment magique. On ne pouvait pas rêver d’un meilleur scénario. » Il ne lui manque qu'une belle fin...

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A.D avec N.J