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P.Donnadieu : « On a un jeu et des qualités atypiques »

Pascal Donnadieu, l'entraîneur de Nanterre

Pascal Donnadieu, l'entraîneur de Nanterre - -

EXCLU RMC SPORT. Pascal Donnadieu, l’entraîneur de Nanterre, était l’invité du Moscato Show ce vendredi sur RMC. Après l’exploit de jeudi soir à Barcelone (71-67), il souligne les différences devenues forces du Petit Poucet.

Pascal Donnadieu, quel est le secret de la JSF Nanterre, qui a créé la sensation avec sa victoire à Barcelone jeudi soir en Euroligue (71-67) ?

On essaye de prendre les matchs les uns après les autres, de ne pas trop complexer, de montrer aux joueurs que c’est possible pour qu’on puisse affronter ces ténors de l’Euroligue.

Comment aviez-vous imaginé ce match ?

Déjà, ça ne pouvait pas être un objectif dans la mesure où on est tombé dans la poule la plus dure de l’Euroligue avec Barcelone, le CSKA Moscou, le Partizan Belgrade et même Kiev, qui est une grosse équipe. Notre objectif, en début de saison, était de ne pas se faire peur en Pro A, de gagner quelques matchs pour savourer l’Euroligue et pouvoir la jouer à fond. C’est ce qu’on essaye de faire, parce qu’on a pris un bon départ en championnat (cinq matchs, cinq victoires, ndlr). C’était capital pour être serein en Euroligue et pouvoir tout donner.

Le Barça vous a-t-il pris de haut ?

C’est un peu ce qu’on nous a dit après le match contre Moscou (défaite 59-62 lors de la 1ère journée, ndlr). Quand on tient ce genre d’équipes, on nous dit souvent que c’est parce qu’ils nous prennent de haut. Certainement. Il est clair que pour un club comme Barcelone, entre jouer contre le Real Madrid et jouer contre Nanterre, il n’y a certainement pas la même crainte. Mais je pense que ce sont de grands coachs, très expérimentés en Euroligue, et des joueurs avec également beaucoup d’expérience. Je ne peux pas croire qu’alertés par notre match contre Moscou, ils arrivent en pensant qu’on ne va pas exister.

Tout le monde va maintenant redoubler de prudence face à Nanterre...

Le coach de Barcelone (Xavier Pascual, ndlr) avait dit qu’il nous craignait avant le match. C’est vrai qu’on a un jeu et des qualités peut-être atypiques pour ce genre d’équipes. Ça peut s’expliquer, dans la mesure où ce sont des équipes avec une densité physique incroyable, avec de la taille, avec beaucoup d’envergure. Nous, le fait d’être plus petits, moins physiques, ça peut paraître au départ des défauts. Mais quelque part, on pousse ça à l’excès pour s’en servir comme avantage.

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La rédaction