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France-Espagne, un vrai test olympique

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Rassurée par sa victoire face à la Biélorussie (84-64) vendredi, l’équipe de France, emmenée par un Tony Parker qui monte en puissance, veut prendre, ce dimanche, sa revanche face à l’Espagne qui l’a baladée mardi.

Il flottait comme une ambiance londonienne ce samedi aux abords de la Cité universitaire de Paris. Invités par leur équipementier à participer au Nike basketball festival, les Bleus ont posé devant des taxis « so british ». A deux semaines du début des Jeux Olympiques, le temps est compté pour l’équipe de France. Balayés par l’Espagne (81-65) mardi à Madrid puis surpris par la Belgique (63-57) jeudi à Gravelines, les hommes de Vincent Collet se sont fait de grosses frayeurs. Le succès arraché avec autorité face à la Biélorussie (84-64) vendredi a mis du baume au cœur d’un collectif meurtri par les blessures (Parker, Traoré, Turiaf, Bokolo, Gelabale) et les problèmes d’assurance (Diaw, Batum). La montée en puissance de TP (17pts, 12 passes) face à la Biélorussie a enfin apporté une éclaircie qui pourrait se transformer en ciel bleu en cas de succès face à l’Espagne, ce dimanche à Paris-Bercy (14h30).

Face aux champions d’Europe qu’ils pourraient retrouver en quarts de finale des JO, les Bleus ont beaucoup à se prouver. « Ils nous ont donné une leçon mardi, c’est à nous de leur en donner une à la maison », a prévenu Yakhouba Diawara. L’ambiance ce samedi était pourtant relâchée entre les joueurs des deux équipes qui se sont croisés entre deux entraînements et qui s’affrontent régulièrement en NBA. Pau Gasol, qui a zappé la conférence de presse, a longuement discuté avec Tony Parker. Serge Ibaka, ailier d’Oklahoma passé l'Étoile sportive de Prissé-Mâcon (Saône et Loire), s’est, lui, réjoui de disputer son premier en France avec sa sélection : « J’ai des amis dans l’équipe de France que je croise souvent en NBA, rappelle l’ailier congolo-espagnol. Ce ne sera pas facile pour nous parce qu’on les a battus mardi. Ils voudront gommer cette défaite. » Et s’offrir un bon bol de confiance avant de rallier la capitale anglaise.

Collet : « Un gros match dont on a besoin »

« C'est le type de très gros match dont on a besoin maintenant. Cela peut nous aider à franchir un cap devant le public, espère Vincent Collet. Il y aura beaucoup de monde pour nous soutenir, c'est ce qu'on recherche mais il faudra briller sur le terrain pour l'avoir encore plus derrière nous. C'est notre engagement et notre détermination qui provoquera la réaction du public. Notre but est aussi d'emmagasiner du soutien et de l'énergie avant les JO. »

Le sélectionneur de l’équipe de France peut déjà se réjouir du retour dans le groupe d’Ali Traoré, rentré ce samedi de Capbreton où il soignait son genou. S’il est resté aux côtés de Frédéric Aubert, le préparateur physique, et même s’il ne jouera pas face à l’Espagne, le pivot du Lokomotiv Kouban-Krasnodar apporte enfin une bonne nouvelle aux Bleus. En espérant d’autres…

Nicolas Couet avec François Giuseppi