RMC Sport

Nanterre veut prolonger le braquage

Pascal Donnadieu : « chaque victoire est un exploit pour nous ».

Pascal Donnadieu : « chaque victoire est un exploit pour nous ». - -

Balayée par Strasbourg (89–55) pour le premier match de la finale de Pro A, l’équipe surprise de la saison s’est rattrapée avec une belle victoire en terre alsacienne, il y a cinq jours. A la veille de jouer le match 3, le premier à Coubertin, les coéquipiers de Stephen Brun sont prudents mais motivés.

« Depuis le début de ces playoffs, : « chaque victoire est un exploit pour nous ». Pascal Donnadieu, le coach de la JSF, plante le décor : pour enchaîner un deuxième succès face à Strasbourg, demain, et prendre l’avantage dans cette finale, ses joueurs devront encore se surpasser. Un avis partagé par l’intérieur Stephen Brun : « Si on veut avoir une chance, il faudra être à 100%, voire plus. Si on est seulement à 80%, ça ne passe contre ce genre d’équipe. Dans l’intensité, l’agressivité, l’envie, chaque joueur devra tout donner. »

Les Franciliens semblent en tout cas avoir retenu la leçon d’un premier match complètement manqué. Mais la belle victoire obtenue à Strasbourg vendredi dernier n’a pas tempéré la prudence du coach Nanterrien : « Après la claque reçue il y a une semaine, on a eu très peur de ne pas exister dans cette finale. Puis la fierté a pris le dessus après le match de vendredi. Mais dans les playoffs, la vérité d’un jour n’est pas celle du lendemain. Il faudra encore être adroit, clair dans les choix stratégiques et donner plus que les Strasbourgeois, parce qu’ils sont plus forts sur le papier. »

Le facteur Coubertin

Pour ce match 3, « charnière » de cette finale, dixit Brun, les Franciliens devront composer avec une inconnue supplémentaire : le parquet du stade Pierre-de-Coubertin, à Paris. Le Palais des sports Michel-Thorez de Nanterre jugé trop exigu pour l’événement, la JSF a dû se résoudre à l’exil. Une solution qui ne ravit pas Pascal Donnadieu : « C’est sûr que c’est un désavantage de ne pas vraiment jouer chez nous parce qu’on n’aura pas nos repères habituels, mais on ne doit pas s’en servir comme excuse. Il faudra reproduire l’atmosphère de Thorez à Coubertin. »

Stephen Brun y voit, lui, un changement potentiellement bénéfique : « On va passer de 1500 supporters à 4000, donc on espère sentir la pression et le soutien du public. C’est normal parce qu’il y a aussi beaucoup d’attente autour de nous après nos premiers exploits en playoffs ». Des exploits, il n’en manque d’ailleurs plus que deux à Nanterre pour remporter le premier titre de champion de l’Histoire du club.

A lire aussi :

Nanterre – P.Donnadieu : « encore en vie »

Nanterre revient à hauteur de Strasbourg

Nanterre, une histoire de famille

Thomas de Saint Leger, avec Antoine Arlot