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Passave-Ducteil : « C’est du Spielberg ! »

Johan Passave-Ducteil

Johan Passave-Ducteil - -

Pivot de Nanterre, champion de France surprise la saison passée, Johan Passave-Ducteil a du mal à réaliser qu’il va disputer son premier match d’Euroligue ce jeudi face du CSKA Moscou, l’un des favoris de la compétition.

Johan, comment appréhendez-vous vos grands débuts en Euroligue ?

C’est un rêve. En tant que basketteur, ça faisait partie de mes projets à long terme de jouer dans une équipe engagée en Euroligue. Ça veut dire que j’ai le niveau et ça récompense cette belle saison passée. Et la découvrir avec Pascal (Donnadieu, l’entraîneur de Nanterre, ndlr), avec lequel on a pratiquement tout gagné en trois ans, c’est fantastique.

Imaginiez-vous disputer un jour cette compétition avec Nanterre ?

Quand j’avais établi l’objectif de la jouer, je ne m’étais pas fixé d’équipe précise. Mais le faire avec une équipe parisienne, alors que je suis aussi Parisien, c’est extraordinaire. Le XIIIe arrondissement (où se trouve la Halle Carpentier), c’est comme chez moi puisque j’en suis originaire. Toute ma famille et mes amis seront là, ça va être une grande fête. C’est génial.

Avez-vous un espoir de créer l'exploit face au CSKA Moscou ?

Sur un malentendu, pourquoi pas. On vit et on meurt avec son adresse, donc si c’est un soir où on met tout dedans et que le CSKA défend mal, on prendra. On sait que la logique serait qu’on perde mais on verra.

« Ça va nous faire tout drôle »

On sent que vous avez envie de réussir un coup sans oser le dire...

C’est un peu ça l’idée. Le but est de grappiller des points à domicile parce que, quand on va aller là-bas, je pense que ça va nous faire tout drôle. Je me dis qu’ils peuvent se sentir mal dans l’avion (sourire) et qu’on les prenne à la gorge. Plus sérieusement, on est vraiment focalisé sur l’idée de faire un match sérieux pour les pousser dans leurs derniers retranchements.

Abordez-vous cette rencontre comme vous aviez abordé la finale du championnat ?

C’est un peu particulier parce qu’on n’a pas cette expérience-là. Pendant les play-offs de ProA, on était vraiment dans notre bulle. On essayait de rester entre nous pour nous préparer. Là, ça nous tombe dessus. Samedi, on a déjà le derby parisien qui vient (contre le Paris-Levallois). On essaie de savourer ces moments et on attend l’échéance avec impatience.

Vous êtes comme un gamin le jour de Noël, avant de découvrir les cadeaux ?

C’est ça. Vous vous rendez compte, j’ai fait sept ans en ProB et je suis en ProA depuis trois ans. Si on m’avait dit que je jouerais l’Euroligue aussi vite, avec Nanterre qui avait l’avant-dernier budget du championnat la saison dernière… C’est un scénario à la Spielberg ! Demain (jeudi), je vais jouer le CSKA Moscou à la Halle Carpentier, là où j’ai débuté le basket. C’est un rêve éveillé.

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Propos recueillis par Nicolas Jamain