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Les Bleues veulent braquer la médaille

Céline Dumerc

Céline Dumerc - -

Vainqueurs in extremis des Tchèques (71-68), les joueuses de Pierre Vincent alias « les Braqueuses » affrontent la Russie en demi-finale, ce jeudi (22h) à Londres. Avec au bout, un premier podium olympique pour le basket féminin français.

Elles sont des miraculées, et elles ne veulent pas retourner en enfer. Sorties des griffes des Tchèques (71-68) en quarts de finale, les Françaises savent qu’elles ont joué avec le feu, et qu’elles ont failli finir en cendres. « On s’est fait peur, mais on ne pourra refaire le coup à chaque fois », raconte Céline Dumerc, une capitaine des Bleues encore jugée « phénoménale » par son entraineur. Le scenario à la roulette russe est passé contre les partenaires de Horakova, mais ne sera pas à rééditer mercredi face aux championnes d’Europe. « On a été ridicules contre les Tchèques, mais on a trouvé la force d’être encore là, et je n’ai pas envie de pleurer à la fin », poursuit Dumerc.

L’équipe de France retrouve cette Russie avec laquelle elle partage le toit de l’Europe depuis plusieurs années. Vainqueurs en 2009 contre ces Russes, les « Braqueuses » tricolores prennent la troisième place deux ans plus tard, leurs grandes rivales s’emparant de la couronne continentale. Il y a quelques jours, en match de poules, les Françaises ont de nouveau battu les coéquipières d’Osipova (65-54). Une performance qui donne confiance mais que tiennent à relativiser les joueuses. « Ça n’aura rien à voir avec le premier match, c’est grand, haut et peu mobile, il faudra trouver les espaces », prévient l’intérieure Emmeline Ndongue. « Il faudra mettre la même énergie qu’à la fin contre les Tchèques », suggère l’autre intérieure Endéné Miyem. « Elle sont persuadées qu’elles vont gagner et qu’elles nous ont donné le premier match », déclare l’entraîneur. « C’est une très bonne équipe », analyse la meneuse Edwige Lawson qui a évolué plusieurs saisons à Samara et à Moscou.

Dumerc : « Les meilleurs moments de ma carrière »

Même si la montagne russe sera peut-être difficile à renverser une deuxième fois, les Bleues veulent rééditer le « braquage » de 2009. « Il ne faut pas gâcher tout ce qu’on a fait », demande Ndongue. « On a vraiment une opportunité cette année », poursuit Lawson. « C’est magique pour cette équipe. Le titre de 2009, c’était fort mais là, je vis les meilleurs moments de ma carrière et je ne veux pas que ça s’arrête là », jure Dumerc. Surtout depuis l’élimination de la bande à Parker, tombée sous les coups de la Roja espagnole (66-59). « C’est important pour la France, on va le faire », promet Sandrine Gruda.

Louis Chenaille (avec R.M.) à Londres