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Les petits Parker sont prêts

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La moitié des Bleus sacrés champions d’Europe dimanche sont passés par le pôle France de l’INSEP. Dans la pépinière du basket français, tous aspirent à prendre la succession des Parker, Diaw ou Batum.

Ils ont entre 15 et 18 ans et rêvent d’un destin à la Tony Parker. Car avant d’ajouter le Graal européen à ses trois titres NBA, l’icône du basket français a fait ses gammes entre ces mêmes murs de l’INSEP, au cœur du bois de Vincennes. Comme cinq autres champions d’Europe (Boris Diaw, Florent Pietrus, Antoine Diot, Nicolas Batum et Alexis Ajinça), « TP » a amorcé sa course vers les sommets dans cette usine à champions made in France, première fournisseuse d’internationaux.

Des étoiles plein les yeux à l’évocation de ses idoles, la relève attend son heure. « C’est l’un de mes objectifs de finir en équipe de France A. Et peut-être même de jouer avec quelques-uns d’entre eux », affirme ainsi Dimitri, meneur chez les cadets nationaux, qui disputeront le Championnat d’Europe de leur catégorie en fin d’année. « Ça nous donne envie de continuer à travailler dur pour réaliser le même rêve, reprend son coéquipier Ludovic. Comme nous, ils se sont donnés à fond tous les jours et ils doivent se dire aujourd’hui que ça paie. »

« Créer très tôt un esprit de groupe »

« Le but de la Fédération française et de la direction technique est de rassembler les meilleurs jeunes ici après la détection dans les pôles espoirs. C’est aussi de préparer les futures échéances que sont les Championnats du monde et d’Europe ainsi les Jeux Olympiques des seniors, explique Tahar Assed, entraineur des cadets français. On cherche à créer très tôt un esprit de groupe et des automatismes entre eux. »

Tahar Assed est bien placé pour connaître les bienfaits d’une vie commune précoce entre les meilleurs éléments de l’Hexagone. En 2004, il était coach adjoint des cadets lors du sacre continental de la génération 88, celle de Batum et Diot, également titrée chez les juniors deux ans plus tard. « Dimanche, j’ai regardé leurs visages sur le podium et ça m’a rappelé cette Marseillaise dix ans plus tôt, raconte-t-il. Elle m’est restée gravée dans la mémoire. » Les images de la bande à Parker sur le toit de l’Europe se sont également imprimées dans la tête des champions en herbe. « Quand je les vois, je m’imagine ramener une médaille d’or avec les copains », rêve tout haut Etienne, capitaine de l’équipe de France juniors. La voie est désormais tracée.

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S.C. avec N.P.