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De Colo, à la découverte des Spurs

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Epaulé par Tony Parker et Boris Diaw, le meneur français Nando De Colo (25 ans) s’apprête à vivre sa première saison en NBA, sous les couleurs des Spurs de San Antonio. Premier entraînement, ce mardi matin.

« Nando sera obligé d’aller chercher mon chocolat chaud et le donuts de Tim Duncan ! » Tony Parker a le sens de l’accueil. De l’humour aussi. A San Antonio, le meneur de l’équipe de France fait partie des meubles. Pas Nando De Colo. A 25 ans, le Français vient de poser ses valises dans le Texas. Plus précisément dans la maison de « TP », en attendant de trouver sa propre maison : « C’est grand ici, a plaisanté l’ancien meneur de Valence dans le TP Show. Mais Tony nous a bien accueillis. Ça permet d’avoir quelque chose en arrivant. »

Ce mardi matin n’est pas vraiment un jour comme les autres pour Nando De Colo. Le Français s’apprête à disputer sa première séance d’entraînement avec les Spurs. S’il n’ira pas chercher le chocolat chaud de TP puisque de dernier ne rejoindra ses partenaires que dans quelques jours, il devrait en revanche croiser quelques stars : Tim Duncan, Manu Ginobili ou encore Gregg Popovich, alias ‘’Pop’’, son nouveau coach. « Ce matin, on sera un peu plus au complet, se réjouit De Colo. Les trois premiers jours, j’étais vraiment tout seul dans la salle d’entraînement. Je ne suis même pas sûr d’avoir croisé un seul joueur ! » Trois journées pas franchement excitantes selon l’intéressé : « Pour l’instant, j’ai fait du shoot, du shoot et…. du shoot, dit-il Ce travail est sympa mais c’est aussi bien de travailler en équipe. »

De Colo : « Je ne vais pas m’arrêter là »

Voilà en tout cas l’international français plongé dans le grand bain. Chez les Spurs, De Colo ne se voit pas plus grand qu’il n’est. Mais il compte bien faire son trou : « Depuis la draft, jouer en NBA est devenu un réel objectif. Je savais que j’avais l’opportunité de rejoindre l’équipe. J’ai travaillé dur pendant trois ans. J’ai suivi les conseils du staff des Spurs. Je ne vais pas m’arrêter là, mais c’est déjà un grand pas. J’espère avoir du temps de jeu. Je vais travailler pour ça. Contrairement à l’Europe, on a beaucoup de temps pour travailler individuellement. Ça va me permettre de progresser. »

Sa progression devrait aussi être facilitée grâce à l’aide de Parker, mais aussi de Boris Diaw, ses deux compatriotes : « C’est un plus d’avoir des Français à ses côtés. Cela permet d’être plus en sécurité, notamment en cas de problème. » Nando De Colo devra surtout séduire Popovich, un coach aussi charismatique qu’exigeant : « Avec « Pop », Nando doit être naturel, il ne doit pas se créer un personnage, conseille TP. C’est un coach qui est très dur, c’est vrai, mais il est « fair » (juste). Il appréciera un joueur comme Nando. » Si TP le dit….

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Mahinmi : « Indiana, une franchise de première classe ! » |||

A bientôt 26 ans, le pivot français Ian Mahinmi est un homme heureux. Papa d’une petite fille depuis le mois d’avril, le joueur français est littéralement tombé sous le charme d’Indiana, sa nouvelle franchise en NBA. « La première fois que je suis arrivé là-bas avec ma famille, je me suis dit : "Je suis sûr d’avoir fait le bon choix !", a-t-il confié ce lundi soir dans le TP Show. L’accueil a été excellent. C’est incroyable. C’est une franchise première classe ! Le jour où j’ai signé, mon compte Twitter a explosé ! » Celui qui portait les couleurs de Dallas la saison passée espère désormais s’imposer chez les Pacers, même s’il sait qu’il débutera avec le statut de doublure de Roy Hibbert : « J’intègre un groupe qui est bien soudé. Je suis content d’être l’une des additions de cette équipe. Sur le papier,  Indiana, c’est excellent pour moi. L’an passé, l’équipe a donné du fil à retordre à Miami (futur champion, ndlr). L’objectif est d’aller en finale de Conférence Est. On s’est bien renforcé. On est vraiment confiant. » A Indianapolis, Mahinmi tentera aussi d’oublier les JO de Londres, une compétition qu’il a suivie devant la télévision. En fin de contrat à Dallas, il avait alors privilégié son avenir en NBA. « J’avoue que quand j’ai regardé la cérémonie d’ouverture en direct, ça m’a piqué un peu. Mais j’assume à 100% ma décision. » Tant que ça ne pique plus…

Aurélien Brossier