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Diaw : « L’adrénaline ne redescendra pas »

Boris Diaw

Boris Diaw - -

Le capitaine de l’équipe de France et ailier fort de San Antonio va disputer à 31 ans sa première Finale NBA. Un sentiment indescriptible pour Boris Diaw, qui compte sur l’expérience du Big 3 pour porter l’équipe vers une cinquième bague en 15 ans.

Boris, que représente pour vous cette accession aux Finales NBA, un an après votre arrivée à San Antonio ?

C’est quelque chose d’énorme. Je ne suis pas passé loin puisque j’ai fait trois finales de conférence mais jamais une grande Finale. Cela a toujours été quelque chose que j’ai failli toucher du doigt. Je suis content de pouvoir enfin participer aux finales donc maintenant, on est un peu impatient. Il reste pas mal de jours entre notre dernier match et le début du premier match de la finale, on est très impatient d’y arriver.

Ça sera la cinquième finale en 14 ans pour les Spurs, comment l’équipe le vit-elle de l’intérieur ?

C’est presque normal pour eux, ils y vont « tous les deux ans ». Maintenant, cela fait quelques années puisque c’était il y a six ans que l’équipe n’était pas arrivée en finale. Les seuls trois joueurs qui étaient encore là, c’était Tony, Manu (Ginobili) et Tim Duncan. Ils sont super contents d’être là et d’y retourner. C’était un grand bonheur pour eux parce que cela faisait six ans qu’ils courraient après.

L’équipe des Spurs a été critiquée pour son effectif vieillissant. Etre en finale, est-ce une revanche ?

Non, il n’y a pas de sentiment de revanche. Cela fait plusieurs années maintenant que l’on dit que les Spurs sont vieillissants, que cela va être compliqué pour eux. Je pense que l’expérience aide et cela nous a permis d’être aussi régulier durant toute la saison et de pouvoir arriver jusqu’en finale. C’était justement cette expérience-là et l’âge qui nous ont permis de faire cela donc personnellement, je pense que c’est plutôt un bonus.

Quel est le danger après avoir tant attendu pour jouer une finale NBA ?

Je pense que le danger serait de s’endormir. Pour la finale, l’excitation est telle que ça ne devrait pas se produire parce qu’on attend ça impatiemment et l’adrénaline ne redescendra pas.

L’année dernière, les Spurs étaient éliminés en finale de Conférence (4-2 par Oklahoma City) : qu’est-ce qui a changé depuis ?

On est meilleurs que l’an dernier car on a su conserver le même groupe. On n’est pas passé loin l’année dernière avec deux 4-0 avant de perdre face au Thunder. On a continué à progresser en équipe et les jeunes sont maintenant plus expérimentés.

Kévin Séraphin a refusé l’équipe de France, Ali Traoré est forfait et Joakim Noah est dans l’inconnu : cette incertitude au poste 5 est-elle une préoccupation pour les Bleus ?

C’est encore un peu tôt pour savoir qui sera là ou qui ne sera pas là hormis ceux qui sont forfait et que l’on connaît déjà. Pour Joakim (Noah), on ne sait pas encore mais c’est comme chaque année donc je ne pense pas que ce soit inquiétant. On a toujours fait avec l’équipe et les joueurs qu’on avait, et cette année ce sera pareil. On jouera avec les joueurs présents mais on aura une équipe compétitive quoi qu’il arrive.

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Propos recueillis par N.P