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Diaw : « La guerre de tranchées »

Boris Diaw et Lebron James

Boris Diaw et Lebron James - -

San Antonio débutera les play-offs face à Dalles dans la nuit de dimanche à lundi. L’international se confie sur l’état d’esprit des Spurs, finalistes malheureux l’an dernier, avant d’aborder les phases finales.

Boris, la grande force des Spurs, est-ce ce banc dont vous faites partie ?

C’est vrai qu’on a une équipe qui est très complète. C’est ce qui a fait la force sur plusieurs victoires d’affilées et notre constance pendant la saison. Tous les joueurs sont capables d’apporter. C’est difficile pour les équipes adverses quand tu as le cinq de départ qui sort après quelques minutes. Des joueurs comme Marco Belinelli, Manu Ginobili ou encore Patty Mills rentrent sur le terrain pour la deuxième lame. C’est grâce à ça aussi qu’on a pu gagner des matchs cette année.

Quel est votre bilan sur la saison régulière et dans quel état d’esprit abordez-vous les play-offs ?

On est assez content de la saison régulière qu’on a pu faire. On a même plus de victoires que l’année dernière. On a l’avantage du terrain sur toutes les équipes jusqu’en finale. C’est quelque chose qui peut s’avérer important. Et puis nous sommes prêts pour les play-offs. On attaque un peu dans le même esprit que l’année dernière. Le plus dur commence. Maintenant ça va être les matchs couperets. Il va falloir continuer à garder cette constance match après match.

Cette première place était inespérée compte tenu des blessures subies par les Spurs cette saison...

C’est vrai qu’on a eu pas mal de blessés. C’était un petit peu l’hécatombe mais on a continué à gagner grâce à la force du banc. Et ça nous a permis de rester au plus haut niveau, même avec les blessés.

Quelles sont vos chances de décrocher le titre ?

Je n’ai pas de pourcentage à donner. De toute façon, cela va être difficile. Maintenant, c’est la guerre des tranchées. Chaque équipe va arriver le couteau entre les dents pour gagner. Après, on a nos chances d’aller au bout parce qu’on a notre style de jeu et avec ce qu’on a fait pendant toute la saison. Il faut concrétiser, ce n’est jamais simple.

Quelles sont les équipes les plus fortes de chaque conférence ?

A l’Ouest, Oklahoma City bien sûr, c’est sûrement la meilleure équipe. Toutes les équipes sont difficiles à manœuvrer, on l’a vu au sein de cette saison régulière. Tout le monde se battait pour jouer en play-offs donc le niveau est très homogène à l’Ouest. Et puis à l’Est, Miami et Indiana sont parmi les équipes dangereuses.

Vous risquez de retrouver à nouveau le Miami Heat en finale. Pensez-vous pouvoir les battre cette année ?

L’année dernière, il nous a manqué 20 secondes pour être champion (lors du match 6, ndlr). Il ne nous a pas manqué grand-chose. Je pense qu’on était déjà au niveau l’année dernière. Cette année, on pense encore avoir progressé.

La frustration engendrée par cette finale perdue peut-elle vous servir cette saison ?

La frustration est passée, on a su tirer des leçons de cette défaite. Il nous arrive de temps en temps que le coach nous rappelle ces moments. On se sert de ces quelques actions qu’on avait mal menées pour ne pas refaire les mêmes erreurs.

Avez-vous déjà parlé avec les dirigeants des Spurs concernant votre situation contractuelle ?

Pas du tout, on ne va pas commencer à parler de ce genre de choses avant la fin de saison. Là, je suis concentré sur les play-offs pour essayer de ramener le titre. Il n’y a aucune discussion à ce sujet encore.

Que représenterait un titre de champion NBA ?

Ce serait énorme. Tout joueur NBA vit pour ça, le titre suprême. C’est vraiment la récompense d’une carrière, c’est ce pourquoi on joue. Surtout après les titres en sélection. 

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Propos recueillis par Nicolas Jamain