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Finales NBA : la résurrection de Ginobili

Manu Ginobili, auteur d'un grand match face à Miami

Manu Ginobili, auteur d'un grand match face à Miami - -

A bientôt 36 ans, Manu Ginobili était en train de rater le dernier grand rendez-vous de sa carrière lors de ces finales NBA. Mais l’Argentin a ressurgi dimanche soir et a été magistral avec 24 points et 10 passes.

Surprise, à l’AT&T Center de San Antonio. Il est 19 heures dans le Texas et il est là, dans le cinq. Aux côtés de ses vieux compères, Tim Duncan et Tony Parker. Quelques minutes plus tard, le public est sous le charme. Des « Manu, Manu, Manu ! » descendent des tribunes. Il n’était pas mort. Ses play-offs transparents, ses quatre premiers matchs très inquiétants dans ces finales NBA (7,5 points en moyenne), sont oubliés. Sa magie opère encore. Auteur de 24 points et 10 passes face à Miami ce dimanche soir (114-104), une performance qu’il n’avait plus réalisée depuis 2008, Manu Ginobili a ressuscité au moment où les Spurs avaient le plus besoin de lui. Et où le Heat s’y attendait peut-être le moins.

Le pari est réussi pour Gregg Popovich. En sortant de son cinq majeur l’intérieur brésilien Thiago Splitter, tétanisé par l’enjeu et très maladroit, le coach des Spurs a joué « petit ». Comme Erik Spoelstra de l’autre côté. « Je l’ai su hier (samedi) avant l’entraînement, raconte Manu Ginobili, champion olympique en 2004 avec l'Argentine. Le coach est venu me voir et m’a dit que j’allais débuter à cause de la façon dont Miami débutait. Et pas pour autre chose. Il voulait jouer petit dès le début. » En mettant son premier tir, sur la première attaque des Spurs, l’ancienne star de Bologne a repris confiance. Le show « Gino » pouvait commencer.

Ginobili : « J’en avais besoin »

« Comme ils font prise à deux sur moi et sur Tim (Duncan), il est là et il met les tirs, explique Tony Parker. Je pense que le premier tir à trois points l’a beaucoup aidé pour sa confiance. Après, tout le monde s’est servi de cette énergie. » « Personne n’a douté de Manu, poursuit Boris Diaw. Ce genre de joueurs, ils sont toujours présents pour les grands matchs. » L’Argentin, adoré à San Antonio, serait presque le plus surpris. « J’en avais besoin, mais je ne m’attendais vraiment pas à un match à 24 points. Ça ne m’était pas arrivé de la saison. » La dernière de son contrat.

Sera-t-il prolongé, pour nettement moins que ses 13 millions de dollars par an ? Partira-t-il à la retraite ? C’était le débat d’avant-match. Il a bien changé en quelques heures. Désormais, les Spurs comptent sur leur génial arrière pour être champions NBA pour la cinquième fois de leur histoire (1999, 2003, 2005, 2007). Son talent retrouvé s’ajoute à ceux de Parker, Duncan, Green, Leonard, Neal… Le Heat ne sait plus où donner de la tête en défense. « On savait que Manu avait ça en lui, confie l’autre immortel, Tim Duncan (37 ans). Maintenant, on espère qu’il le fera encore pour au moins une victoire de plus. » Rendez-vous mardi à Miami, « Manu » !

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