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Ginobili : « On n’est pas favoris »

Manu Ginobili, invité exceptionnel du TP Show

Manu Ginobili, invité exceptionnel du TP Show - -

Champion olympique 2004, triple champion NBA avec San Antonio, Manu Ginobili était l’invité lundi soir du Tony Parker Show. L’occasion pour l’Argentin de donner des nouvelles de sa santé et de se projeter sur une saison qu’il ne promet pas forcément aux Spurs.

Manu Ginobili, comment va votre main ?

La main se porte plutôt bien. Ça fait onze jours depuis le début de l’opération. On m’a enlevé les points de couture. Je suis en train de faire de la rééducation. Ça se passe bien.

Vous jouiez comme un All-Star depuis le début de la saison. N’est-ce pas trop dur de manquer autant de matches aussi tôt dans la saison ?

Oui, très dur. Il a fallu attendre la fin du lock-out. C’était beaucoup de patience à avoir. L’équipe a commencé à bien jouer, à enchaîner les matches. Moi, je suis sur la touche et je dois prendre mon mal en patience.

Quand reviendrez-vous sur les parquets ?

C’est compliqué. Il faut que tout se remette bien en place. On fait régulièrement des points avec le doc. Je table sur un retour entre le 10 et le 15 février. Mais c’est un processus très lent et progressif.

Pendant le lock-out, vous avez préféré rester à San Antonio. Pourquoi ne pas avoir joué en Argentine ou en Italie ?

Il y a plusieurs raisons. D’abord sportives, les qualifications avec la sélection pour les JO ont été assez dures. Et puis, je ne voulais pas faire bouger ma famille dans tous les sens. J’ai 34 ans, j’avais vraiment besoin de me reposer, de retrouver la forme.

Vous disputez votre 9e saison avec les Spurs. Quel est votre meilleur souvenir à San Antonio ?

Mes meilleurs souvenirs, ce sont nos titres en 2005 et 2007. Celui d’avant, j’étais un peu trop jeune. 2005 est clairement le plus intense. On a été jusqu’au match 7. Ça a été très intense, très très dur. Les Pistons auraient mérité de gagner mais finalement, ça a été pour nous.

Les Spurs peuvent-ils remporter le titre cette saison ?

Pour être honnête, on n’est pas favoris. Mais Dallas ne l’était pas non plus l’an dernier et ils l’ont fait. Même si Memphis est très fort, on peut le faire. On en est capable.

Vous êtes très attaché à la sélection argentine. Les JO de Londres seront-ils votre dernière compétition en bleu et blanc ?

J’adore jouer avec mes coéquipiers de la sélection. J’ai un grand vécu aux Jeux avec cette équipe. Mais 2012 sera très certainement mes derniers JO. J’aurais 35 ans. On ne sait jamais mais je pense que Londres sera le point final.

Vous avez été le porte-drapeau de l’Argentine à Pékin, en 2008. Quel souvenir en gardez-vous ?

C’était vraiment extraordinaire. Quand on me l’a dit, je ne m’y attendais pas. Plus la cérémonie se rapprochait, plus j’ai pu me rendre compte de la rareté de ce que je pouvais vivre. J’ai été vraiment très fier. C’est sûrement l’un des plus grands moments de ma carrière.

Vous êtes le deuxième joueur de l’histoire du basket mondial à avoir remporté tous les titres possibles (championnat NBA, Euroligue, Jeux Olympiques). Le saviez-vous ?

C’est quelque chose dont je suis vraiment très très fier. C’est vrai que j’ai eu la chance de gagner tous ces titres, de disputer tous ces championnats. Je regrette de ne pas avoir pu gagner le championnat en 2002. Quand je regarde en arrière, je peux être très fier.