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Parker : « Ca fait peur »

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Tony Parker et San Antonio ont un calendrier démentiel. Les champions en titre s’apprêtent en effet à disputer huit matchs en treize jours.

Tony, San Antonio s’est imposé face à Philadelphie 89-82. Sur ce coup là, vous pouvez tirer un grand coup de chapeau à Manu Ginobili, auteur d’une fin de match exceptionnelle.
On a joué sur un faux rythme. On était lent, on n’arrivait pas prendre de l’avance. Philadelphie a bien joué le coup. Finalement, il a fallu attendre que Manu trouve la cible pour tuer le match. Il en était à 0/6 au tir à 4 minutes de la fin du match. C’est à ce moment là qu’il a rentré quatre paniers à 3 points d’affilée. On peut le remercier.

Grâce à ce succès, vous occupez la deuxième place de la Conférence Ouest derrière les Lakers. On a le sentiment que la lutte sera serrée jusqu’au bout pour obtenir l’avantage du terrain en play-offs…
C’est vrai, c’est très serré. Toutes les équipes ont à peu près le même niveau. Les Lakers, New Orleans, Dallas et Phoenix réalisent une bonne saison. Ca prouve que la conférence ouest est très relevée cette année. En gros, il y a dix équipes pour huit places. Quand tu vois que Houston et Utah sont pour le moment hors des play-offs, c’est assez impressionnant. Ca va être chaud !

Que vous inspire le début de saison des Lakers ?
C’est la bonne surprise de ce début de saison. Cette équipe est jeune et elle a énormément progressé. Avant sa blessure au genou il y a deux jours, le pivot Bynum confirmait tous les espoirs qui ont été placés en lui. A côté de ça, tu as Kobe Bryant qui fait son job et les role player qui répondent présents. Maintenant, avec l’absence de deux mois de Bynum, ça risque d’être un peu plus compliqué pour eux.

Avant votre succès face à Philadelphie, il y avait eu une défaite contre Détroit, 90-80. Peut-on parler du plus mauvais match de la saison pour les Spurs ?
Grave ! C’est ce qu’on appelle un match sans. C’était vraiment un match pourri. On était inexistant en attaque et en défense, on n’a pas réussi à les arrêter. Mais ce sont des choses qui arrivent au cours d’une saison. Ce qui est marrant, c’est que Détroit s’est pris 30 points par New York trois jours après. Comme quoi, on n’est jamais à l’abri d’une contre performance.

A partir de jeudi, vous allez enchaîner huit matchs en treize jours. Ca s’annonce très compliqué physiquement…
Le calendrier va être un peu difficile à négocier. Mais je ne suis pas trop inquiet puisque pour le moment, nous avons eu un calendrier assez clément, avec de nombreux matchs à domicile. Par contre, j’ai noté qu’on jouait les Lakers le 23 janvier à San Antonio et qu’on remettait ça le lendemain à Miami. Comme le match face aux Lakers a été programmé à 20h, cela signifie qu’on arrivera à Miami vers 5h du matin. Quand tu sais que tu joues le soir même, ça fait un peu peur.

Le All Star Game se rapproche à grands pas. Vous êtes confiant ?
Pour le moment, je suis 6e aux votes. Cela signifie qu’il faudra attendre le choix des entraîneurs pour savoir si je vais à la Nouvelle Orleans fin février. Mais ça me fait plaisir de savoir que je suis devant Baron Davis ou Chris Paul. Ca prouve que ma popularité prend de plus en plus d’importance. Après, c’est toujours difficile de passer devant les incontournables comme Iverson, Bryant, Nash ou McGrady.

Mais vous y croyez ?
La concurrence est rude. Il y a des joueurs qui ne sont jamais allés au All Star Game et qui brillent cette année. Je pense à Chris Paul (New Orleans), Deron Williams (Utah) ou encore Brandon Roy (Portland). En tout cas, je pense avoir fait mon travail depuis le début de la saison. Je n’ai jamais été aussi bien aux points (20 points de moyenne) et en passes décisives (6,5) au cours de ma carrière. On verra bien ce que décident les entraîneurs.

La rédaction