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Parker : « J’espère revenir plus tôt »

Tony Parker

Tony Parker - -

Blessé à la cheville, Tony Parker est revenu, dans le TP Show sur RMC, sur sa vie en dehors des parquets. Le meneur des Spurs a déjà repris la course et espère même pouvoir revenir plus tôt que prévu. Même s’il ne veut prendre aucun risque.

Tony, comment va votre cheville ?

J’ai commencé à recourir. C’est la bonne nouvelle. Je suis content car la cheville va vraiment mieux. J’ai abandonné les béquilles. Pour l’instant, je ne fais pas de changement de direction. Ça avance et j’espère pouvoir revenir bientôt. Ça se passe un peu plus tôt que prévu, mais il faut voir comment ça va se passer quand je vais reprendre sur le terrain, quand je vais commencer à défendre et à sauter à nouveau. Je ne m’enflamme pas, mais j’espère revenir plus tôt. Ça titille mais je ne veux pas faire n’importe quoi car les playoffs sont bientôt. Je veux revenir et être à 100%.

Vous vivrez donc le choc de ce lundi soir face à Oklahoma City depuis le banc…

Il y a un peu de frustration de ne pas pouvoir participer au choc de ce soir face à Oklahoma City. C’est l’un des gros matches de l’année. J’aurais bien voulu le jouer. Ce soir, le match est important car on n’a plus qu’un match d’avance. Oklahoma nous rattrape bien. En plus, on les rejoue dix jours après à l’extérieur. Je vais être au stade et essayer de bien représenter la France en étant bien habillé (rires). Je vais mettre mon beau petit costard et encourager mes coéquipiers. J’ai confiance en mon équipe et j’espère qu’on va sortir un gros match.

« Jouer l’Euro 2015 en France serait malade »

Comment avez-vous vécu la lourde défaite de vendredi face à Portland (136-106) ?

Je pense que Gregg Popovich a dû très mal dormir ces deux dernières nuits après la défaite face à Portland. 136 points encaissés, dont 46 dans le dernier quart-temps, c’est vraiment étrange. Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas fait un tel match défensivement. Portland a sorti un gros match. Ils ont été très adroits. Lillard et Aldridge ont fait un très gros match au niveau de l’adresse. C’est comme ça, c’est la NBA. Ce qui est marrant, c’est qu’on fêtait le soir-même les un an à Nueve (nightclub de TP à de San Antonio, ndlr). Et j’avais prévu d’avoir tous mes coéquipiers. Et en fait, il ne devait y avoir que Boris (Diaw) et par contre, il y avait toute l’équipe de Portland présente (rires). C’était assez marrant. C’était vraiment sympa et on en a profité pour faire un Harlem Shake.

Comment vivez-vous cette période en dehors du parquet ?

J’essaye d’aider au maximum Patrick Mills et Cory Joseph en leur donnant des conseils. Ce n’est pas facile car tu es sur le banc et tu sais que tu peux aider l’équipe. Mais pour l’instant, tu ne peux rien faire.

Comment jugez-vous la saison de Nicolas Batum ?

Il est en train de faire une très très bonne saison. Il a passé un cap en devenant l’un des leaders de l’équipe. Maintenant, il a un gros impact sur le jeu de Portland. Je pense qu’il va continuer à progresser. Il n’est pas loin de l’All Star Game. En ce moment, il a un peu mal au poignet. C’est pour ça qu’il est moins présent dans le scoring. Mais Nico, c’est un joueur qui peut tout faire. Il a un gros volume de jeu. Même s’il ne marque pas, il a quand même de l’impact sur son équipe.

Selon certains bruits de couloir, on dit que l’Ukraine pourrait lâcher l’organisation de l’Euro 2015, au profit de la France…

Ce sont les bruits… Il parait que l’Ukraine n’arrive pas à répondre aux attentes de la Fiba. Pour moi, ça serait un rêve de récupérer l’Euro 2015. Ça sera l’une de mes derrières compétitions avec l’équipe de France, mon dernier Euro. Le faire en France sera vraiment un truc de malade.