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Tony Parker : « Il fallait être fort mentalement »

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EXCLU RMC SPORT : Après trois mois de silence, Tony Parker sort de son mutisme pour RMC Sport. Le joueur des Spurs n'élude aucune question, de son récent divorce avec Eva Longoria à la bonne saison de San Antonio en passant par l'équipe de France. Entretien exclusif avec un joueur plus concentré que jamais sur sa carrière et ses objectifs de basketteur.

Tony Parker, pourquoi être resté si longtemps silencieux depuis le début de la saison ?
J’ai vu ma vie privée étalée dans les journaux après l’annonce de mon divorce (avec Eva Longoria). Je ne voulais pas rentrer dans ce jeu-là, surtout lorsque les médias racontent n’importe quoi… Cela ne servait à rien de répondre à ces attaques. J’ai préféré le silence et me concentrer sur le basket car c’était le plus important à l’époque.

Vous avez essuyé beaucoup de critiques durant cette période. Comment les avez-vous prises ?
Je n’ai jamais fait attention aux critiques et encore moins dans ces moments là. Les gens qui me connaissent savent qui je suis vraiment. Ma famille et mes amis ont été très présents. Pour moi, c’est le plus important : savoir que les gens qui vous sont proches restent fidèles. Il y a eu des moments difficiles mais je ne pouvais pas contrôler tout ce qui se disait sur ma vie privée. Du coup, c’était important pour moi de montrer aux gens que, dans ces moments, vous êtes fort mentalement même si vous êtes triste et que ça fait mal au cœur. Il faut faire la part des choses, même quand vous vous faites siffler dans les salles NBA. Je m’y attendais mais je sais que je suis fort mentalement. Tant que j’ai le soutien de ma famille et de mes amis, ça va. Le reste ne me préoccupe pas. Je veux montrer que je suis un mec bien et un bon basketteur.

Votre équipe de San Antonio est actuellement en tête de la. Etes-vous surpris par une telle réussite (6 défaites en 38 matches au moment de l’entretien) ?
Très franchement, je suis quand même surpris d’être à cette place. Si on m’avait dit cela il y a trois mois, je ne l’aurai pas cru. Je savais que nous avions une bonne équipe mais je ne pensais pas que nous allions dominer de la sorte. C’est le meilleur départ de l’histoire du club. C’est curieux car nous vieillissons et nous jouons mieux que lorsque nous étions plus jeunes mais déjà champions NBA. Maintenant, le plus dur commence. La route est longue et les équipes que nous rencontrons aujourd’hui veulent toutes « se faire la peau du n°1 ».

Les Spurs sont-ils aujourd’hui favoris pour le titre NBA ?
Je ne pense pas. Pour le grand public, notamment aux Etats-Unis, Miami et les Lakers de Los Angeles restent favoris parce qu’ils sont champions en titre. Miami et Boston, dans la conférence Est, restent les gros calibres. C’est pourquoi je trouve que nous avons encore quelque chose à prouver cette saison.

Le 30 octobre dernier, vous avez signé une prolongation de contrat avec San Antonio pour quatre années supplémentaires et 50 millions de dollars. Les négociations ont-elle été rudes ?
Tout est allé très vite mais je n’ai jamais vraiment été inquiet. Les dirigeants de San Antonio m’avaient dit qu’ils ne voulaient pas me transférer. C’était juste une question de temps. Il n’y a eu aucune complication entre le club et moi. Nous avons rapidement été d’accord. Les deux parties ont tout de suite voulu faire ce contrat. Je voulais rester et les Spurs voulaient me garder, donc tout était facile. Si cela ne s’était pas bien passé avec San Antonio, je serais parti. Je voulais aller à New York, trouver un nouveau challenge et découvrir la conférence Est.

Parmi vos défis cette année, il y a l’équipe de France et cette qualification attendue pour les Jeux Olympiques de Londres en 2012 ?
C’est un très gros objectif pour l’équipe de France. Le championnat d’Europe (du 3 au 18 septembre en Lituanie) s’annonce très difficile avec un très haut niveau. J’espère que tout le monde sera là dans l’équipe et que la chance nous sourira enfin avec les Bleus ! Le but c’est vraiment de se qualifier pour les JO de Londres. Je n’y ai jamais participé et j’aimerai vraiment y participer enfin. Mais ce sera compliqué.