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Parker : « Gagner enfin un titre »

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En marge de la préparation de l'Euro, Tony Parker a encadré son camp d’entraînement à Fécamp et disputé un match de gala à Coubertin. Il en a profité pour évoquer son actualité, sa vie en NBA, l’ASVEL, l’absence de Mike Pietrus et ses ambitions avec les Bleus.

Tony, expliquez-nous l’idée de ce match de gala…

Depuis 4 ans, je fais mon camp de basket à Fécamp en Normandie. Ce samedi, c’est le match de gala et hier, c’était la sélection des douze meilleurs pour jouer contre nous. Cette année, j’ai ramené mes amis comme Steve Nash, Serge Ibaka, sans oublier « Bobo » (Boris Diaw, Ndlr), Ronny Turiaf, Kévin Séraphin et Nicolas Batum.

Pourquoi avoir organisé un match entre les jeunes français en devenir et les stars de la NBA ?

J’ai donné l’opportunité à mes jeunes de faire un match contre des joueurs NBA pour acquérir de l’expérience. Ils doivent se rendre compte du niveau qui leur reste à avoir pour arriver au niveau NBA.

Est-ce un signe fort d’organiser votre camp de basket à Fécamp ?

Exactement. C’est ici où j’ai signé ma première licence à l’âge de neuf ans. C’est très sympa de faire les camps là où j’ai commencé. Les installations sont très bonnes avec des campus dignes des Etats-Unis. Nous avons deux beaux parquets et chaque été, on se retrouve avec mes coachs pour passer un bon moment.

Enfant, auriez-vous imaginé jouer dix ans en NBA ?

Pas du tout. C’est incroyable. Mon rêve était de jouer en NBA. Jamais, je n’aurais pensé être trois fois champion NBA, trois fois nominés aux All-Star Game (2006, 2007 et 2009) et MVP en 2007.

« On espère que la roue va tourner… »

Comment arrivez-vous à concilier votre rôle au sein de l’ASVEL (directeur général en charge des opérations basket) et votre carrière aux Spurs de San Antonio ?

Tout se passe bien. Je m’entends très bien avec Gilles Moretton (président de l’ASVEL). On va essayer de mettre une équipe en place pour être performant. Pour l’instant, on ne stresse pas. On croit en nos jeunes grâce à leur bonne saison l’an passé. Concernant les transferts, nous avons bouclé le secteur intérieur, il nous manque plus un meneur et un ailier. J’avais envie de prendre plus de responsabilités et être impliqué dans le club.

Ce rôle avec Villeurbanne est-il le premier pas vers votre reconversion ?

Tout à fait. C’est ce que je veux faire après ma carrière. C’est pour cela que je m’entoure de personnes compétentes dans leur domaine pour apprendre. J’ai envie de gérer un club et être président. J’ai hâte que ma nouvelle académie soit prête.

Comment vivez-vous le forfait de Mickaël Pietrus (blessé au genou) pour l’Euro en Lituanie ?

C’est un gros coup dur. « Mike » a été un joueur très performant en équipe de France. J’étais vraiment excité à l’idée de rejouer avec lui avec le maillot bleu. Je suis déçu.

Tony, le groupe est vraiment heureux de se retrouver…

Il y a une bonne ambiance. Les gars ont envie de commencer cet Euro pour faire de belles choses avec cette équipe de France. On espère que la roue va tourner pour gagner enfin un titre.