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Parker : « La pire de mes préparations »

Tony Parker

Tony Parker - -

Après la victoire des Bleus contre la Biélorussie ce vendredi à Liévin (84-64), le meneur de l’équipe de France s’est montré plutôt rassurant après le début de préparation plus que contrarié de son équipe.

Tony, comment analysez-vous cette victoire contre la Biélorussie, après la claque face à la Belgique ?

Je n’étais pas content après le match de la Belgique (63-57). Je ne veux pas chercher d'excuses mais on était fatigué après un long voyage. C’est vrai que contre la Belgique on n’a pas été performant. Moi, c’était mon premier vrai match avec l’équipe et j’étais un peu hors rythme. Ce soir (hier), c’était beaucoup mieux. J’étais plus agressif. Et pour tout le monde, il y avait une vraie volonté collective de jouer ensemble. Et on a mis les tirs. On a bien su gérer quand ils ont fait une défense en zone, on a su trouver nos extérieurs avec Fabien (Causeur), Yakhouba (Diawara) ou Nando (De Colo). C’est très important parce qu’on sait que les équipes vont beaucoup jouer en zone contre nous.

Cette victoire fait-elle du bien après deux défaites consécutives ?

Oui, ça donne un peu de confiance. Ça donne une dynamique. Les Espagnols nous en mis une bonne en Espagne (81-65). On sait qu’il y a encore un gros écart, on ne sait pas avec qui on jouera, mais il faut qu’on donne le maximum et on verra. C’est la pire de mes préparations depuis que je suis en équipe de France. Mais c’est une préparation, il y a des hauts, il y a des bas, et l’important est d’être prêt quand les JO vont commencer.

D’un point de vue personnel, ce match vous a permis d’avoir plus de temps de jeu.

Oui, mais il faut que je retrouve mes sensations. Il faut que je m’habitue à jouer avec les lunettes, donc ça fait beaucoup de choses en même temps. Sur la ligne de lancer franc, ça fait bizarre, j’hésite entre les enlever et les garder. En contre-attaque aussi ça fait bizarre. Mais on a encore trois ou quatre matchs avant les JO, j’espère être prêt, retrouver le souffle. Ça fait beaucoup. Je n’ai pas encore été trop performant sur mon tir extérieur. J’ai loupé pas mal de tirs ouverts mais j’ai été agressif, j’ai trouvé mes coéquipiers. Ça va revenir.

N’appréhendez-vous pas le fait de prendre un coup au visage ?

Je ne pense pas à ça. Il faut que je joue mon jeu. C’est vrai que parfois j’hésite un peu, mais si tu hésites, c’est comme ça que tu vas prendre des coups. Je préfère être agressif, jouer mon jeu. J’ai les lunettes et je leur fais confiance.

On vous a vu beaucoup parler avec Kevin Séraphin. Pourquoi ?

Je l’adore Kévin, c’est un joueur qui est très talentueux, mais il est peu « foufou » et il manque un peu d’expérience. J’essaie de l’aider pour qu’il se place, pour qu’il soit exigeant avec lui-même et savoir où il faut aller en attaque et en défense. Il a encore beaucoup de choses à apprendre, mais ce qu’il fait c’est déjà bien. 

Comment est l’ambiance au sein du groupe?

L’état d’esprit est très bon, malgré tous nos problèmes et malgré le manque d’entraînement. Parce qu’on n’a même pas fait un entraînement en commun. C’est important de garder cet état d’esprit parce que c’est tout ce qu’on a. Il faut qu’on reste positif.

Propos recueillis par François Giuseppi