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Parker : « Surfer sur la vague de l'Euro »

Tony Parker

Tony Parker - -

Une semaine après la médaille d'argent remportée par l'équipe de France de basket en Lituanie, le meneur des Bleus souhaite en profiter pour promouvoir son sport.

Tony Parker, vous étiez déjà un sportif populaire. Avez-vous l'impression que cette belle campagne européenne vous a fait franchir un nouveau palier dans le coeur des Français ?

C’est évident. Mais c’est parce que faire un résultat avec l’équipe de France, cela n’a rien à voir avec ce que j’ai pu accomplir avec mon club. Les trois titres que j’ai gagnés avec San Antonio m’ont procuré des souvenirs inoubliables. Mais quand tu gagnes avec le maillot bleu, c’est encore plus fort car tu as tout un pays qui est derrière toi. Même si les gens ne connaissent pas le basket, ils nous ont soutenus parce qu’on a représenté la France. Cette semaine, j’ai rencontré énormément des gens qui me connaissaient simplement de nom et qui m’ont vu pour la première fois jouer au basket pendant cet Euro. D’habitude, je joue à 3 heures du matin en NBA. Il faut vraiment être motivé pour me voir jouer ! C’était différent pour la finale de l’Euro. Elle a été diffusée sur France 4, et on a battu des records d’audience. Il faut qu’on poursuive dans cette voie pour promouvoir le basket. 

La Fédération Française de Basket n'avait pas réussi à profiter de la médaille d'argent remportée par la France aux JO de Sydney. Pensez-vous qu'elle a retenu la leçon de ses erreurs passées ?

J’en ai l’impression, en tout cas. Dès notre retour, j’ai pu rencontrer le président de la Fédération de basket (Jean-Pierre Siutat) et son directeur marketing. On a réussi à échanger. Ils me demandaient tous ce qu’on peut faire ensemble. Je sais qu’ils sont dans la réflexion et qu’ils pensent à la manière dont on peut faire avancer notre sport.

Justement, pensez-vous que c'est une année charnière pour le basket français?

C’est sûr qu’il faut surfer sur la vague. Le fait d’avoir Nicolas Batum à Nancy, Boris Diaw à Bordeaux, peut-être moi à l’ASVEL, ça va faire parler de nous. On sait que le foot restera toujours le sport numéro 1. Le rugby aura toujours une grande place. Mais je pense que nous aussi, on peut avoir notre petit place et notre propre public. Il y a le potentiel, on l’a prouvé au niveau des audiences. A nous de l’exploiter et de continuer à faire rêver le public.

Est-ce pour cette raison que vous avez décidé de relancer votre émission, le « TP Show » sur RMC, à partir du 10 octobre?

Cela en fait partie. Avec l’engouement qui se crée autour du basket et les Jeux Olympiques qui se profilent, ça me paraît le bon moment pour revenir et refaire un peu de radio. On va rester dans le même esprit qu’auparavant (il avait arrêté l’émission en 2007): commencer avec 30 minutes de basket et on enchainera ensuite avec 20 minutes de free-style, pour finir sur une petite section de 10 minutes où on parlera des JO et où on essaiera d’inviter un athlète d’une discipline olympique pour évoquer Londres avec lui. Et on n’oubliera pas d’évoquer la Pro A. Sur mon site internet, il y avait pas mal de monde qui me demandait de reprendre. Cela fait énormément plaisir de repartir sur cette saison.