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A. Schleck : « Je veux gagner le Tour »

Andy Schleck

Andy Schleck - -

Seul rival et dauphin d’Alberto Contador l’an dernier, le leader des Saxo Bank se dit prêt à rééditer son mano a mano avec l’Espagnol mais pour endosser cette fois la maillot Jaune sur les Champs-Elysées.

Andy Schleck, dans quel état de forme êtes-vous ?
Je me sens bien, j’étais en bonne forme au Tour de Suisse, meilleure que l’an passée. On va voir, tout ce que je peux dire c’est que je vais faire mon maximum et quand je suis à 100%... mon maximum est bien.

La première semaine va être importante, il y aura beaucoup de pièges avec les bordures, les pavés…
On a fait les pavés en vitesse de course avec l’équipe, on a roulé vite. Bjarne (Riis) était très content avec Fabian (Cancellara) qui a pris le contrôle. En course, ce sera différent parce qu’il y aura d’autres coureurs qui seront ambitieux, mais si tout se passe bien on aura Fabian en jaune, on aura un petit bonus pour rester devant.

L’épreuve débute samedi à Rotterdam par un prologue de 61km, un exercice que vous n’affectionnez pas vraiment…
On ne sait jamais, je vais essayer de faire au mieux sur le prologue, même si je préfère les contre-la-montre plus longs. Je vais essayer de ne pas perdre trop de temps, ça s’est bien passé en Suisse. Mais le Tour c’est 21 jours et il faut être 100% concentré tous les jours et même les premiers jours.

Pensez-vous que cette édition est faite pour vous et Alberto Contador ?
Oui mais il y a d’autres concurrents qui veulent gagner même si les médias parlent d’Alberto, Lance et moi. Mais c’est vrai que c’est un Tour pour grimpeurs.

Bjarne Riis (directeur sportif Saxo Bank) a voulu mettre un terme aux rumeurs qui vous font partir la saison prochaine avec votre frère Frank…
On a vu ça, oui, ces derniers jours, mais on est des amis, des copains. Tout va bien dans l’équipe.

Saxo Bank c’est l’ambition de s’imposer sur les pavés avec Cancellara et celle de protéger les frères Schleck. Ce n’est pas un peu schizophrénique ?
On a trois garçons pour les pavés, Jens (Voigt) qui peut tout faire, et d’autres comme moi qui roulent dans la montagne. Je suis tranquille, le public peut l’être aussi.

Que ressentez-vous avant d’affronter de nouveau Contador ?
L’an dernier, je n’avais pas pu le suivre dans la montagne mais j’étais son principal adversaire. Il y avait lui et moi, et puis un trou avec les autres. J’espère que cette année ce sera la même chose mais à l’envers… Mais bon je ne me focalise pas sur Contador, je me concentre sur moi-même, j’ai tout fait pour m’y préparer. Je veux gagner le Tour. Maintenant je suis prêt pour démarrer.