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Armstrong, c’est flou

L'Américain s'est montré très discret depuis l'ouverture de la saison. Inquiétant ?

L'Américain s'est montré très discret depuis l'ouverture de la saison. Inquiétant ? - -

Malade, l’Américain a renoncé mercredi à prendre le départ de la deuxième étape du Circuit de la Sarthe. Les contre-temps s’accumulent à trois mois du Tour de France.

Un petit jour et puis s’en va. Vaincu par une gastro-entérite, Lance Armstrong a renoncé hier à prendre le départ de la deuxième étape du Circuit de la Sarthe. « Pas de chance. Malade comme un chien. Ça craint », a commenté l’Américain sur Twitter, trois semaines après avoir zappé Milan-San Remo pour la même raison.

A trois mois du Tour de France, la cote d’alerte n’est pas atteinte mais la discrétion sportive du Texan (38 ans) interpelle. D’autant qu’elle s’accompagne d’un programme déroutant. Mi-cycliste, mi-VRP, Armstrong parcourt plus de kilomètres en avion que sur son vélo. Course en Australie, entraînement à Hawaï, action sportivo-caritative en Afrique du Sud, visite à l’Elysée, l’ex-retraité court tous les lièvres et souffre dès que la route s’élève.

Même Johann Bruyneel, patron de son équipe Radioshack et fidèle parmi les fidèles, a émis quelques doutes sur cette préparation, fin mars lors du Critérium international. « Il a besoin de retrouver la routine, de se lever chaque matin à la même heure, de manger à la même heure, de récupérer, confiait le Belge. La seule chose dont je ne doute pas, c'est de sa motivation. »

Et si le mal venait justement de là ? Cyrille Guimard n’exclut par l’hypothèse : « Il est arrivé surmotivé l’an passé pour accomplir son défi. Ça a pu s’étioler. Il a peut-être moins envie de se faire mal sur un vélo. » Obnubilé par la Grand Boucle, son septuple vainqueur a mesuré en 2009 l’ampleur de l’opération « Battre Contador ».

Son implication à tous les niveaux de Radioshack, qu’il a créée de toute pièce, bouscule aussi son emploi du temps. Avec une seule victoire cette saison (Rosseler au Tour d’Algarve, ndlr), les résultats tardent à être à la hauteur des investissements. « On a juste manqué de réussite sur les grands événements, plaide un de ses directeurs sportifs, Alain Gallopin. On est déçu à ce niveau-là mais on sera là quand il faudra. » Réponse dans quelques semaines.

S.C.